Nicolas Sarkozy se défend de toute "mainmise" sur les médias,
dans un long entretien publié jeudi 13 décembre par Le Nouvel Observateur.
Et il a bien raison car ce sont ses amis qui ont la mainmise sur les médias... Serge Dassault, Arnaud Lagardère, Martin Bouygues, Bernard Arnault, François
Pinault et Claude Perdriel.
Il semble par ailleurs que liberté de la presse soit étrangement
associée pour notre président à son soutien ou à son rejet, ce qui est
tout de même restrictif du point de vue de l'information. Il nous
ressort son argument préféré de basset battu aux oreilles pendantes
mais cependant dominateur :
"la liberté de la presse, c'est le soutien de la gauche. Quand on me soutient, ça devient la mainmise
des médias", ironise-t-il. "La presse, globalement, a été opposée à ma candidature. C'est son droit. Dire qu'elle m'a aidée, c'est à exploser de rire
!"
Nicolas
Sarkozy seul contre tous, un espèce de d'artagnan de ce siècle, un
roman à lui tout seul à coup sur. Il nous demande d'ailleurs de dormir
sur nos deux oreilles au sujet de la presse sur des accents très
gaulistes :
"Si je suis le seul risque pour l'indépendance de la presse, vous pouvez dormir
tranquilles."
Juste
avant d'ajouter une remarque très cocardière digne d'un caporal du
troisième empire agitant le spectre de du fond de pension: "Réjouissez-vous
que des industriels investissent dans la presse, plutôt qu'elle
appartienne à des fonds de pensions anglo-saxons !"
ha
ha ha, je n'ai rien contre la liberté de la presse Anglo-saxonne
surtout lorsqu'elle se bat pour son indépendance. Notre basset-battu a
été la personnalité la plus présente sur les JT au troisième trimestre, TF1 lui a consacré 43 heures. Pas mal pour un chien aux oreilles tombantes
non ? et battu de surcroit.
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