Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd'hui avoir demandé la mise en place d'une franchise des dépenses de santé. Cette franchise sera de 50 centimes d'euro par boîte de médicaments, de 50 centimes d'euro pour tous les actes paramédicaux et de 2 euros sur tous les transports sanitaires. Elle sera annuellement plafonnée à 50 euros par assuré. Selon le président de la République, les familles modestes, les enfants et les femmes enceintes en seront dispensés.
Cette mesure devra permettre de financer la lutte contre le cancer et contre la maladie d'Alzheimer ainsi que les soins palliatifs, désignés le 20 juin comme des "chantiers présidentiels"
le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé qu'il s'agissait d'"une mesure particulièrement inégalitaire", puisque son montant est le même quels que soient les revenus du patient. Si cette franchise devait être confirmée, "on s'éloignerait un peu plus encore des principes de la Sécurité sociale"
C'est donc, sur le principe, le début de la fin de cette idée généreuse qu'a été la Sécurité sociale. c'est à dire un financement salarié/employeur au service des hommes et femmes quelles que soient leurs maladies.
Le motif avancé est le financement de trois types de soins : les soins palliatifs, la lutte contre le cancer et la maladie d'Alzheimer. A n'en pas douter ce ne sont des arguments d'ordre affectifs pour mieux faire passer la mesure, c'est un écran de fuméee pour camoufler la raison exacte de cette décision.
Ce financement qui est cependant minime risque d'avoir une carrière heureuse et bien remplie tout comme la CSG et la CRDS en leurs temps. Nous mettons donc le doigt dans une machinerie qui privera petit à petit de soins les familles modestes et les plus démunis, certes à pas mesurés mais avec certitude.
A quoi peut on attribuer cette décision qui ne répond pas aux besoins de la sécurité sociale actuellement, le sénat s'est en effet mobilisé voilà deux semaine pour presser le gouvernement de rembourser 18 Milliards d'euros à l'organisme, le Ministre sous pression a promis 5.1 milliards en octobre, argent de la privatisation des autoroutes (un actif de l'état va donc financer les dépenses courantes, ce qui prouve l'urgence du deuxième volet souhaité par le sénat) .
Le deuxième souhait du sénat était de réformer le système sur le fond, il va de soit que ce micro changement n'apporte rien de plus à la Sécurité sociale.
Je pense donc que Nicolas Sarkozy continue à se faire plaisir dans divers "faîts du prince" dans sa fonction et que son meilleur atout en ce moment est d'être l'opium du peuple.
Je ne pense pas que la sécurité sociale rembourse cette addiction.


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