Nicolas Sarkozy, L'icone se voulant
le nouvel emblème des pauvres, des victimes, des Rmistes qui ont "mis
genou à terre" et du grand capital Français s'est adressé aux français
hier soir depuis l'Elysée.
Rien de très spécial donc sur le fond sauf pour les inconditionnels béats. Des phrases chocs archiconnues qui marchent encore:
Pur donner du pouvoir d’achat, il faut réhabiliter le travail etc...
Sur la forme, l'hypnose continue avec les Français, il semble nous
faire un appel du pied à chaque intervention télévisée et semble nous
dire:
-Alllez mon gars... t'es avec moi !!!, je suis le jeune qui casse les conventions des vieux..(sous entendu, j'ai les moyens de rétorsions si tu n'es pas avec
moi).
Il nous joue le bon pote du Grand-frère à longueur d'intervention télévisée.
Nicolas, de partageons mon avis, a fait un beau billet instinctif hier qui semble
toucher sa cible. Là se situe la divergence entre les mots et la réalité du terrain de ce président.
En effet comment nier le rapport entre le désengagement financier
massif qui a eu lieu à la fois dans l'enseignement, dans les cités,
dans la police de proximité (par ailleurs peut être fondé) depuis
plusieurs années et les émeutes ? c'est faire preuve d'une grande
naïveté feinte sur la vie sociale d'un ensemble d'individus qui sont
marginalisés de fait. Cette politique de "l'outrance sociale" les
enfonce davantage dans ce no man's land qui se termine au poste de
Police.
Bien entendu, ce désengagement financier ne justifie pas les émeutes,
mais il prédispose ces quartiers à des embrasements réguliers. Et là le
bras séculier de la police est bien là, il doit être là évidemment,
mais le président joue un peu trop sur du velour sur ce registre là
pour être crédible. Le coût de ces technologies vidéos, taser "de
sécurité" nous coûte de plus en plus cher, mais sur ce sujet personne
ne discute les coûts.
La
disproportion est donc de taille, maintenant, entre la sanction qui
semble désormais le moyen de régler le problème, et l'accompagnement de
ces Gamins qui sont programmés depuis leurs naissance pour l'échec.
Cette politique de "l'outrance verbale",
c'est la politique qui consiste à dire le contraire de l'action qui va
être engagée, elle devient désormais tout simplement insupportable à
mes oreilles.
J'ai donc zappé avant la fin de l'intervention, je n'arrive jamais au bout d'une intervention de ce veau d'or populiste.
Un veau d'or


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