Depuis deux jours, nous assistons à une nouvelle et superbe validation de la théorie de Chomsky concernant la manipulation médiatique, et la fabrique du consentement en particulier. Nous avons donc d'un coté Mediapart, un média internet de type "contre-feux", encore inconnu du grand public voilà un mois et de l'autre, la communication gouvernementale adoubée sur le fond par nombres de médias serviles ou s'auto-censurant par crainte de représailles. Inutile de préciser que l'asymétrie est de rigueur dans ce consensus faisant loi.
Mediapart, comme nombre de ses confrères, lorsqu'il délivre une information alternative restant confinée à un nombre réduit de personnes est le meilleur alibi, pour un pouvoir en place, d'une démocratie fonctionnant sans accrocs (malgré son audience insignifiante confinée à un milieu, que je qualifierai sans doute à tort d'intellectuel). Ceci dit, lorsque celui-ci sort de ce "cadre" contributif au consentement en vigueur, les foudres de ce même pouvoir s'abattent sur lui, et le principal délit qui peut lui être ainsi attribué est son manque de légitimité. Celui-ci est donc coupable à priori, de ce manque de légitimité, bourgeoise au demeurant, et le rendant de fait suspect auprès de cet opinion publique habituée au ronronnement formaté de l'information. Seulement après cette mise en cause radicale sur le fondement même et existentiel de ce média, des torrents de boue peuvent ensuite être déversés sur lui afin de le fragiliser et de le marginaliser pour lui faire reprendre sa place originelle.
Trois semaines de WoerthGate
Eric Woerth, depuis trois semaines, et maintenant Nicolas Sarkozy depuis mardi, sont au cœur d’un tel faisceau de présomptions de culpabilité qu’il en devient presqu’indécent de constater que ce dossier est piloté par le procureur Courroye, celui-là même sous la coupe de la chancellerie et donc de Michèle Alliot-Marie. La boucle semble bouclée.
En ce qui concerne l'auto-censure, un journaliste du Monde a refusé les enregistrements du maitre d'hotel de Liliane Bettencourt. La plainte de Liliane Bettencourt à l'encontre de Mediapart, au sujet de ces enregistrements, a été déboutée par la justice pour les motifs suivants: les révélations faites par Mediapart depuis deux semaines relèvent «de
la publication d'informations légitimes et intéressant l'intérêt
général» et mieux encore, ordonner le retrait des documents tirés des enregistrements clandestins
réalisés chez Mme Bettencourt «reviendrait à exercer une censure
contraire à l'intérêt public, sauf à ce que soit contesté le sérieux de
la reproduction des enregistrements – ce qui n'est pas le cas en
l'espèce». L'autocensure est donc avérée au Monde.
Les coups de boutoirs de la presse d’investigation du journal en ligne sont tellement prolixes, précis et réguliers, qu’une défense cohérente de l’éxécutif n’avait pas encore pu voir le jour depuis maintenant trois semaines. Voilà qui est donc chose faite depuis mardi dernier, et cette défense, dont la subtilité ne saute pas aux yeux à priori, ressemble davantage à des intérêts personnels et collectifs, bien compris d’une équipe soudée qu'à autre chose. Nous assistons donc depuis mardi, aux congratulations permanentes, d'après match dans les vestiaires, de joueurs jouant leur peau chaque jour un peu plus. La sueur et les passions sont bien là, et c'est sur ce terrain là que les français sont conviés, il est inutile de préciser qu'à ce stade là, la raison a abdiqué depuis déjà un bon moment.
Le tournant: la journée du 8 juillet
Les attaques se sont fait tantôt insultantes, tantôt insidieuses voire ridicules mais systématiquement sur le ton de l'amalgame le plus complet entre un Edwy plenel, patron de Mediapart, Mediapart, les journalistes en général, le PS etc….une fois la machine lancée, il ne lui manquait guère qu’un fait sur lequel se cristaliser.
C’est donc le Figaro, média servile de référence, qui a donné cette occasion à l'éxécutif ce matin. En effet Claire Thibout est revenue en partie sur ses déclarations. Il est d'ailleurs étonnant qu'elle ne soit revenue que sur un point: sur la culpabilité présumée du président..... et Le Figaro de titrer « L’ex-comptable de Bettencourt dénonce « la romance de Mediapart ». le Wording Elyséen a ensuite tourné plein pot sur cette information pourtant largement relativisée en fin d’après midi par deux autres organes de presse. D’après un journaliste du Monde ainsi qu'un journaliste de Rue89, Claire Thibout aurait subi de fortes pressions politiques, pour retirer une partie de sa déclaration réalisée pour Mediapart mardi dernier.
Il n'était donc plus question de culpabilité de qui que ce soit, l'objectif étant de jeter l'opprobre sur Mediapart. Selon Le Figaro toujours, relayant l'Elysée: "L'affaire connait un tournant judiciaire" ce soir. Arrêt sur Image relativisait également l'article du Figaro en déclarant: Contrairement à ce que laisse entendre le titre du Figaro, c'est uniquement à propos de la période antérieure à 2007, que Thebout accuse le site de "romance".
L'affaire a donc été rondement menée, avec des policiers qui se sont déplacés de Paris dans la drôme pour rencontrer Claire Thibout avec une célérité dont ceux-ci sont peu coutumiers. Et même si Claire Thibout faisait d'autres révélations lors de cet interrogatoire comme nous allons le voir plus loin, Le Figaro n'a retenu que les charges contre le média de "contre-feux". Il est possible que cette descente chez l'habitant ait été pilotée depuis l'Elysée, avec le Figaro valant source légitimée d'information , pour déstabiliser Mediapart auprès de l'opinion.
Le WoerthGate se transforme en SarkozyGate
Ceci-dit Claire Thibout mouille aujourd’hui encore davantage de politiques : Pierre Messmer, Mme Pompidou, François Léotard, Gérard Longuet, le couple Chirac, Edouard Balladur, Bernard Kouchner, Danielle Mitterrand ou encore Renaud Donnedieu de Vabres, Éric Woerth et contrairement aux allégations du Figaro Nicolas Sarkozy est toujours sur sa liste.
Cette affaire, si les médias traditionnels avaient voulu s'en donner la peine, était connue de tous depuis déjà bien longtemps, je l'évoquais déjà en octobre 2009. D'ailleurs des informations complémentaires attendent vraisemblablement les enquêteurs, si jamais ils avaient la bonne idée d'aller faire un tour à Genève. Il faut croire qu'il n'auront pas ce trait de génie, tout comme la majorité de journalistes jusqu'à ce jour.
La clef se situe encore une fois dans les réactions à venir de l'opinion, il est probable que celle-ci continuera de jouer les faux-semblants dans les semaines à venir afin que la routine s'installe à nouveau. Et on criera au "tous pourri" en coeur, cela n'est cependant pas bien grave, puisque ces plaintes ne dépasseront pas les 4 murs de nos habitations.
Mesdames et messieurs, l'Elysée attend votre consentement, pressez-vous à le lui apporter (comme d'habitude).


Commentaires
Dès que l'affaire W a commencé, une stratégie a été arrêtée ; W serait en première ligne et tiendrait aussi longtemps que possible. Le temps pour les services d'investigation de connaître l'étendue des risques et d'aviser ensuite.
W dit qu'il ne connait pas un tel, qu'il ne sait rien sur cela et s'adressant aux français, il leur ment.
C'est là que l'affaire commence. Les anglo-saxons savent qu'un homme politique qui est convaincu de mensonge est disqualifié (le couperet tombe sur Clinton parce qu'il ment). Beaucoup d'éditorialistes français se gaussèrent de ce puritanisme, de cette hypocrisie, avec l'idée que la transparence c'est pas souhaitable, c'est pas dans notre culture, que par nature un homme politique ment (pour notre bien).
L'affaire commence parce qu'un ministre représente l'autorité et qu'une autorité qui ment, c'est impossible : on se déchaîne sur elle. Ce déchaînement de colère, cet acharnement sur W, c'est la haine de celui qui doit subir l'autorité de celui à qui on ne reconnait plus ce droit.
Cela signifie qu'être nommé ministre ne suffit pas ; la légalité derrière laquelle on s'abrite ne suffit pas ; l'éthique ne suffit pas ; les bons sentiments ne suffisent pas. La chose qui compte pour que quelqu'un représente aux yeux d'un autre l'autorité, c'est la vérité. S'il s'autorise un mensonge, aussi petit qu'il soit, il se disqualifie en tant qu'autorité : car l'autorité est affaire de parole. On croit en la parole de W ou pas. On est homme de parole ou un fieffé menteur : il n'y a pas de place pour un aménagement (l'éthique en découle, l'amour et la haine en découlent, la légalité sans la croyance en l'autorité est pure façade : les lois deviennent des moyens de coercition ..).
Un système de gouvernement basé sur le mensonge est une oppression. Le mensonge comme système de gouvernance est une calamité. Les gens entendent ceci : "il est en train, ce fils de p..., de défendre ses amis, je ne le crois pas, il se sert de son pouvoir (légal) pour me saigner et donner à ses amis". Que l'on soit à gauche ou à droite : c'est la même haine de l'oppression. Oppression, impression d'étouffer, angoisse et finalement la haine sort et clive un peu plus la nation : effet désastreux de ces (petits) mensonges qui ne sont que compte réglé avec les salauds d'en face (droite ou de gauche). La France, c'est une vendetta permanente. Comediante, tragediante.
Sarkozy pense que la presse, que l'opinion ne feront pas la mise au point nécessaire sur cette question du mensonge et dénieront l'importance du mensonge. Il s'autorise beaucoup (il est sans tabou) mais il oublie que le libéralisme qui ferme les yeux sur beaucoup de choses est fondé sur la vérité. Il ment et fait mentir. Seule madame Lagarde résiste. Les autres, Fillon en tête, couvrent le mensonge, se disqualifient, vident leur parole de tout contenu, perdent leur autorité et se sacrifient pour sauver les élections (ils ont tort de croire cela, car on ne sait pas dans quel état sont les gens et quel effet cela aura sur eux un mensonge supplémentaire : la goutte d'eau..).
J'en conclus que madame Lagarde dirigera le prochain gouvernement.
bof lundiWoerth : le rapport déjà contesté.
François Baroin veut "obtenir de l'inspection générale des finances (IGF) la preuve de l'absence d'intervention de son prédécesseur, Eric Woerth, dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt" constate Le Monde, mais la procédure choisie n'est pas habituelle.
"Le rapport n'a pas été commandé à l'IGF, comme il est d'usage, mais à son chef, Jean Bassères. L'IGF n'a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l'IGF, mais de son patron. Il a été confié directement par le ministre au haut fonctionnaire qu'il a nommé ", souligne un ancien chef de l'IGF.
"Le délai très court imparti à M. Bassères pose aussi question."
"Ce ne sont pas de bonnes méthodes, relève un autre expert de l'IGF. Comment huit jours peuvent-ils suffire pour voir ce qu'a fait l'administration générale, aller au fond du dossier transmis par le procureur de Nanterre en janvier 2009, sur de possibles fraudes fiscales liées à l'enquête pour "abus de faiblesse" visant le photographe François-Marie Banier ?"
"Jamais par le passé, rappelle cette source, un rapport de l'IGF n'a mis en cause un ministre ou un gouvernement. On ne peut demander l'impossible à ses membres, ils ne bénéficient pas des garanties de neutralité ou d'inamovibilité des magistrats de la Cour des comptes ou du Conseil d'Etat."
Gilles Klein.
http://www.arretsurimages.net/vite....
BATant qu'un juge d'instruction ne sera pas nommé "à charge et à décharge" dans cette affaire, toute cette esbrouffe, véritable pantalonade de la part du Pouvoir en place, ne permettra jamais de connaître la vérité. Nous la subodorons tous, tout au moins les "honnêtes" mais tant que nous n'en aurons pas les preuves nous resterons sur notre faim. Pour moi et pour des milliers de gens, c'est Sarkozy qui est derrière tout ça, Erich Woerth n'est que le fusible qui sautera si nécessire.
Michel P.@christophe : La manipulation médiatique consiste surtout, par delà médiapart effectivement peu connu par le grand public, à faire croire à celui-ci que tout ce qui sort du net pue... et à alimenter le mépris envers les blogs et autres tweets, ou sites quels qu'ils soient, le tout jeté dans le même sac de l'amalgame bien arrangeant pour le pouvoir.
Depuis le début, sarkozy et ses acolytes suivent la même stratégie de discréditation du net, afin de réduire son impact, comme on peut le constater avec l'affaire de médiapart.
C'est peut-être qu'ils ont compris que malgré nos doutes et autres incertitudes existentielles le net a une certaine efficacité, que l'affaire #jeansarkozypartout a permis de mesurer...
En tous les cas, toute mon admiration pour ce billet efficace et solidement étayé... intellectuellement parlant. ça fait plaisir. Ce n'est pas si courant dans la comunauté wikiesque...
GdeCDaniel Schneidermann explique comment Eric Woerth va se faire blanchir : le procureur de Nanterre Philippe Courroye et le chef de l’Inspection Générale des Finances Jean Bassères sont nommés par le pouvoir politique.
Leur carrière et leur promotion dépendent du pouvoir politique.
En clair : Eric Woerth va se faire blanchir par deux personnages qui dépendent du pouvoir politique.
Lisez cet article :
Courroye et Bassères, enquêteurs indépendants.
Ecoutez bien, dans les jours et les heures qui viennent, les présentateurs qui vous parleront "du rapport de l’Inspection des Finances", censé apprendre lundi au pays soulagé qu’Eric Woerth, non, quelle surprise, n’a pas donné d’instructions écrites, en trois exemplaires, avec copie carbone et exemplaire aux Archives Nationales, demandant de ne pas contrôler le patrimoine de Liliane Bettencourt.
Par ailleurs, non, il n’a pas donné non plus d’instruction personnelle de lui rembourser 30 millions, au titre du bouclier fiscal.
Peut-être, par la même occasion, découvrira-t-on qu’il n’a pas donné de reçu tamponné pour les enveloppes kraft demi-format, ni envoyé de bristol de remerciement après les dîners.
L’affaire aura donc sérieusement du plomb dans l’aile. Comme dit l’excellent Frédéric Lefevbre : "Tout le monde devra se taire, et certains devront s’excuser publiquement".
Ecoutez-les bien : à chaque fois qu’ils évoqueront "le rapport de l’Inspection générale des Finances", ils vous tromperont. Ce n’est pas un rapport de l’IGF, qui va être rendu lundi, mais un rapport personnel de son chef, Jean Bassères, très estimable haut fonctionnaire certainement, mais nommé par son ministre, et dont le sort ultérieur (promotion ou placard) dépend de lui, ainsi que l’explique Le Monde dans un excellent article d’une de ses spécialistes économiques.
Se faire blanchir par l’administration placée sous ses ordres : si Poutine (au hasard) avait recours à cette grosse ruse, on entend d’ici les ricanements de la presse française.
En France, on trouve encore des journalistes pour détailler la perfection du système. Meilleure preuve, selon eux : ce haut fonctionnaire a fait une partie de sa carrière sous des ministres de gauche. Imaginez jusqu’où Jean Bassères pousse le trotzkisme : il a dirigé "pendant quelques jours" le cabinet de Laurent Fabius à Bercy. Le seul fait qu’il ait accepté cette mission, dans ces conditions mirobolantes, démontre d’ailleurs assez sa parfaite indépendance : au moins, il ne craint pas les critiques.
Ainsi blanchi par son efficiente administration, le gouvernement peut aussi compter sur le parquet placé sous ses ordres. Les mêmes, qui parlent de l’enquête de l’IGF, évoquent en général "l’enquête judiciaire" qui se mène à ciel ouvert depuis quelques jours. Il n’y a pas d’enquête judiciaire pour l’instant. Il y a une enquête souverainement dirigée par le procureur Courroye. Avec zèle et efficience, il est vrai.
Toujours hier, on apprenait que la nouvelle audition, plus favorable à Sarkozy, de Claire Thibout, s’était déroulée selon son avocat "jusqu’après minuit", par des policiers dépêchés toutes affaires cessantes dans sa maison du Gard. Au moins, dans la tourmente, l’Etat fonctionne.
Daniel Schneidermann.
http://www.arretsurimages.net/vite-...
BATrois ex-employés des Bettencourt confirment la corruption de personnalités politiques. Ces trois ex-employés des Bettencourt sont :
- Claire Thibout, l'ex-comptable des Bettencourt de mai 1995 à novembre 2008 ;
- Chantal Trovel, l'ex-secrétaire de la fin des années 90 à novembre 2007 ; elle disposait d'un bureau au domicile du couple Bettencourt ;
- Pascal Bonnefoy, le maître d'hôtel, auteur des fameux enregistrements pirates qui ont déclenché une cascade de révélations.
Et en face ?
Qui trouvons-nous dans le camp d’en face ?
- Patrice de Maistre nie tout en bloc.
Patrice de Maistre est le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Il a accepté la demande d'Eric Woerth d'embaucher son épouse Florence Woerth : Patrice de Maistre a embauché Florence Woerth le 12 novembre 2007 au sein de la petite entreprise qui gérait la fortune de Liliane Bettencourt. Il a été décoré de la Légion d'Honneur par Eric Woerth le 23 janvier 2008.
- De même, l’ex-banquière de Liliane Bettencourt nie tout en bloc : Eva A. dément avoir reçu une demande de retrait de 150 000 euros en liquide.
Mais l’information la plus importante est la suivante : l’ex-banquière Eva A. est l’amie de la sœur de Patrice de Maistre !
Lisez cet article :
L'ex-banquière connaissait le gestionnaire.
Lors de son audition vendredi soir, l’ancienne banquière de Liliane Bettencourt à la BNP Paribas a reconnu être une amie de la soeur de Patrice de Maistre, en faveur duquel elle a témoigné... Mais a démenti toute influence de cette relation sur ses déclarations, précise le parquet de Nanterre.
Contexte : Patrice de Maistre est mis en cause par l’ancienne comptable de la milliardaire, affirmant qu’il lui avait demandé en 2007 d’effectuer un retrait d’argent en vue de remettre 150.000 euros à Eric Woerth, alors trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Patrice de Maistre rejette en bloc ces accusations, soutenu par l'ancienne banquière entendue une première fois jeudi 8 juillet.
Entendue une seconde fois vendredi soir pour « clarifier » ses relations avec l’entourage de Patrice de Maistre, elle a affirmé que cette proximité n’avait « strictement aucun rapport » avec la teneur de ses déclarations aux enquêteurs, a expliqué le parquet de Nanterre.
http://www.liberation.fr/politiques...
BASur le site du journal LE FIGARO, un internaute nous apprend que Eva A., l'ex-banquière des Bettencourt, s'appelle Eva Ameil. D'après cet internaute, Eva Ameil est baronne. Son mari serait le baron Gilles Ameil.
Voici l'info :
TRIBUN Pourquoi tant de discrétion ? Eva A. chez BNP c'est Eva Ameil. Donc la baronne Eva Ameil qui est au Maxims Business Club (entre autres. Son mari est lui au Jockey Club avec de Maistre. Eva est responsable du secteur Luxe chez BNP, et n'a certainement aucun intérêt à se froisser avec les Arnault (Monsieur de Maistre est le beau - père de Delphine et Antoine Arnault). Que des coïncidences......
http://plus.lefigaro.fr/page/bernar...
Si l'information de l'internaute ci-dessus est exacte, l'ex-banquière des Bettencourt Eva A. serait donc la baronne Eva Ameil.
La baronne Eva Ameil fait partie d'un club très huppé, qui regroupe certains membres de l'UMP et aussi du MEDEF (entre autres).
Ce club s'appelle "le Cercle MBC".
Lisez cet article :
http://www.absolute-trading-method....
Voici la présentation des activités du "Cercle MBC" sur son site :
Le MBC organise trois types de rendez-vous où les membres rencontrent ceux qui font l’actualité :
- Les déjeuners débats qui accueillent des personnalités de premier plan ; hommes d’affaires, politiques, journalistes…
- Les petits déjeuners Economiques où des économistes de renom dialoguent avec les membres sur les perspectives économiques, boursières, financières …
Les « Causeries du MBC » vers 19 heures autour d’un cocktail avec des personnalités du monde littéraire, économique, culturel ou associatif.
Quelques unes des personnalités reçues par le Cercle MBC au fil des ans : Valery Giscard d’Estaing, NICOLAS SARKOZY, Bernadette Chirac, Edouard Balladur, Christian de Boissieu, Helène Carrère d’Encausse, Henri de Castries, Serge Dassault, Jean-Charles Decaux , FRANCOIS FILLON, Alain Juppé, BERNARD KOUCHNER, CHRISTINE LAGARDE, Christophe de Margerie, Alain Minc, Laurence Parisot, Michel Pébereau , Matthieu Ricard, Jean-Marie Rouart, Geoffroy Roux de Bezieux, Jean-Claude Trichet, Hubert Védrine…
http://www.mbc-club.org/site/activi...
Conclusion numéro 1 : la baronne Eva Ameil est membre du Conseil d'administration, et vice-présidente du Comité Exécutif du "Cercle MBC". Le "Cercle MBC" est un club très huppé qui regroupe certains hommes politiques de l'UMP et certains membres du MEDEF (entre autres).
Basé au Fouquet's, le "Cercle MBC" a reçu Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bernard Kouchner, Christine Lagarde, etc. pour des "causeries" autour d'un cocktail.
Conclusion numéro 2 : la baronne Eva Ameil est l'ex-banquière de Liliane Bettencourt. Elle est l'amie de la soeur de Patrice de Maistre, comme elle l'a elle-même reconnu vendredi 9 juillet. Surtout, la baronne Eva Ameil s'est placée dans le camp de Patrice de Maistre, c'est-à-dire dans le camp de ceux qui nient que les Bettencourt ont corrompu plusieurs personnalités politiques.
Dans le camp d'en face, trois ex-employés des Bettencourt affirment que les Bettencourt ont corrompu plusieurs personnalités politiques. Ces trois ex-employés des Bettencourt sont :
- Claire Thibout, l'ex-comptable des Bettencourt de mai 1995 à novembre 2008 ;
- Chantal Trovel, l'ex-secrétaire de la fin des années 90 à novembre 2007 ; elle disposait d'un bureau au domicile du couple Bettencourt ;
- Pascal Bonnefoy, le maître d'hôtel, auteur des fameux enregistrements pirates qui ont déclenché une cascade de révélations.
Quel camp dit la vérité ?
BAQuel camp dit des mensonges ?
Affaire Bettencourt : le rapport qui blanchit Woerth.
INFO LE FIGARO - Selon le rapport de l'IGF que s'est procuré Le Figaro, l'ancien ministre du budget «n'est pas intervenu pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM. Banier ou de Maistre».
L'étau se désserre autour d'Eric Woerth. Le Figaro a pu consulter le rapport de l'Inspection générale des Finances (IGF), attendu lundi et destiné à contrer ceux doutant de l'absence d'intervention de l'actuel ministre du Travail dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt. En conclusion, l'IGF est très clair : «M. Eric Woerth, durant la période où il était ministre du budget, n'est pas intervenu auprès des services placés sous son autorité pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM. Banier ou de Maistre, ainsi que sur les sociétés Téthys et Clymène».
Par ailleurs, «les informations obtenues dans le cadre du contrôle fiscal de M. Banier, notamment de source judiciaire, n'étaient pas de nature à conduire l'administration à déclencher un examen de la situation fiscale personnelle de Mme Bettencourt.»
http://www.lefigaro.fr/politique/20...
Pipeau !
C'est un rapport pipeau !
Pour comprendre pourquoi ce rapport est complètement pipeau, lisez cet article :
Woerth : le rapport déjà contesté.
François Baroin veut "obtenir de l’inspection générale des finances (IGF) la preuve de l’absence d’intervention de son prédécesseur, Eric Woerth, dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt" constate Le Monde, mais la procédure choisie n’est pas habituelle.
"Le rapport n’a pas été commandé à l’IGF, comme il est d’usage, mais à son chef, Jean Bassères. L’IGF n’a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l’IGF, mais de son patron. Il a été confié directement par le ministre au haut fonctionnaire qu’il a nommé ", souligne un ancien chef de l’IGF.
"Le délai très court imparti à M. Bassères pose aussi question."
"Ce ne sont pas de bonnes méthodes, relève un autre expert de l’IGF. Comment huit jours peuvent-ils suffire pour voir ce qu’a fait l’administration générale, aller au fond du dossier transmis par le procureur de Nanterre en janvier 2009, sur de possibles fraudes fiscales liées à l’enquête pour "abus de faiblesse" visant le photographe François-Marie Banier ?"
"Jamais par le passé, rappelle cette source, un rapport de l’IGF n’a mis en cause un ministre ou un gouvernement. On ne peut demander l’impossible à ses membres, ils ne bénéficient pas des garanties de neutralité ou d’inamovibilité des magistrats de la Cour des comptes ou du Conseil d’Etat."
Gilles Klein.
http://www.arretsurimages.net/vite....
Jean Bassères est le chef de l’Inspection générale des finances (IGF).
BAJean Bassères a été nommé par le pouvoir politique. La carrière de Jean Bassères dépend du pouvoir politique. Jean Bassères peut être placardisé par le pouvoir politique.
Au contraire, Jean Bassères peut obtenir une promotion grâce au pouvoir politique.
En clair : Jean Bassères n’a strictement aucune indépendance par rapport au pouvoir politique. Et c’est à lui que le ministre François Baroin a demandé de mener l’enquête sur Eric Woerth !
Tu parles d’une enquête indépendante !
Cette enquête est une mascarade pour tenter d’étouffer le scandale.
Le rapport rédigé par Jean Bassères est un rapport complètement pipeau.
Y a t-il une relation ? Ce qui est certain c'est que le Canard enchaîné, le 28 mars 2007, avait dénoncé le fait que Sarkozy n'était pas inscrit sur les listes électorales dans les délais légaux. Il n'aurait donc pas dû être élu !
Il n'aurait donc pas dû augmenter son salaire de 12.000€/ m, acheter un avion dont la France en crise n'avait pas besoin, d'une machine à café inutile....
Il serait peut-être temps de faire les comptes..... ! Les vrais, ceux qu'a couté Sarkozy et sa clique à la France !
MarreVendredi 9 juillet, Daniel Schneidermann expliquait comment Eric Woerth allait se faire blanchir : le procureur de Nanterre Philippe Courroye et le chef de l’Inspection Générale des Finances Jean Bassères sont à la manœuvre.
Ils sont nommés par le gouvernement.
Leur carrière et leur promotion dépendent du gouvernement.
En clair : Eric Woerth va se faire blanchir par deux fonctionnaires qui sont sous les ordres du gouvernement.
1- Philippe Courroye n’a aucune indépendance pour mener l’enquête, d’autant plus que les enregistrements pirates montrent qu’il fait partie des amis de Sarkozy.
2- Jean Bassères n’a lui non plus aucune indépendance pour écrire en quelques jours le rapport complètement pipeau qui « blanchit » Eric Woerth.
3- Ces deux hauts-fonctionnaires zélés font ce que le gouvernement veut qu’ils fassent : blanchir Eric Woerth, coûte que coûte.
Lisez cet article écrit le vendredi 9 juillet :
Courroye et Bassères, enquêteurs indépendants.
Ecoutez bien, dans les jours et les heures qui viennent, les présentateurs qui vous parleront "du rapport de l’Inspection des Finances", censé apprendre lundi au pays soulagé qu’Eric Woerth, non, quelle surprise, n’a pas donné d’instructions écrites, en trois exemplaires, avec copie carbone et exemplaire aux Archives Nationales, demandant de ne pas contrôler le patrimoine de Liliane Bettencourt.
Par ailleurs, non, il n’a pas donné non plus d’instruction personnelle de lui rembourser 30 millions, au titre du bouclier fiscal.
Peut-être, par la même occasion, découvrira-t-on qu’il n’a pas donné de reçu tamponné pour les enveloppes kraft demi-format, ni envoyé de bristol de remerciement après les dîners.
L’affaire aura donc sérieusement du plomb dans l’aile. Comme dit l’excellent Frédéric Lefevbre : "Tout le monde devra se taire, et certains devront s’excuser publiquement".
Ecoutez-les bien : à chaque fois qu’ils évoqueront "le rapport de l’Inspection générale des Finances", ils vous tromperont. Ce n’est pas un rapport de l’IGF, qui va être rendu lundi, mais un rapport personnel de son chef, Jean Bassères, très estimable haut fonctionnaire certainement, mais nommé par son ministre, et dont le sort ultérieur (promotion ou placard) dépend de lui, ainsi que l’explique Le Monde dans un excellent article d’une de ses spécialistes économiques.
Se faire blanchir par l’administration placée sous ses ordres : si Poutine (au hasard) avait recours à cette grosse ruse, on entend d’ici les ricanements de la presse française.
En France, on trouve encore des journalistes pour détailler la perfection du système. Meilleure preuve, selon eux : ce haut fonctionnaire a fait une partie de sa carrière sous des ministres de gauche. Imaginez jusqu’où Jean Bassères pousse le trotzkisme : il a dirigé "pendant quelques jours" le cabinet de Laurent Fabius à Bercy. Le seul fait qu’il ait accepté cette mission, dans ces conditions mirobolantes, démontre d’ailleurs assez sa parfaite indépendance : au moins, il ne craint pas les critiques.
Ainsi blanchi par son efficiente administration, le gouvernement peut aussi compter sur le parquet placé sous ses ordres. Les mêmes, qui parlent de l’enquête de l’IGF, évoquent en général "l’enquête judiciaire" qui se mène à ciel ouvert depuis quelques jours. Il n’y a pas d’enquête judiciaire pour l’instant. Il y a une enquête souverainement dirigée par le procureur Courroye. Avec zèle et efficience, il est vrai.
Toujours hier, on apprenait que la nouvelle audition, plus favorable à Sarkozy, de Claire Thibout, s’était déroulée selon son avocat "jusqu’après minuit", par des policiers dépêchés toutes affaires cessantes dans sa maison du Gard. Au moins, dans la tourmente, l’Etat fonctionne.
Daniel Schneidermann.
http://www.arretsurimages.net/vite-...
BA@BA : Arrête de spammer ce billet s'il te plait ou je supprime tes com'
Christophe