La place de Paris vient de décrocher une fois de plus. Le CAC40 a clôturé à 3496 points hier soir. Les bons mots du type "l'exubérance des marchés financiers" prennent toute leurs dimensions aujourd'hui. pour mieux commenter ce qui arrive depuis quelques jours, une courbe est bien plus explicite que de longues phrases. L'Angleterre vient de nationaliser la moitié de son système bancaire...cela laisse rêveur, tandis-que sept banques centrales viennent d'abaisser, leur taux directeurs de 0.5 points. Visiblement le choc de confiance qu'elles pensaient souffler aux investisseurs n'a pas eu lieu.

                                  Le CAC40 sur 16 ans


Aujourd'hui, le système financier n'a plus confiance en lui-même, des milliards d'individus mi-hagard, mi sonnés regardent ce qui est train de se passer sous nos yeux à la télévision. Sachant que la crise économique vient juste de commencer et que les entreprises n'ont pas encore intégrées la baisse de leurs activités dans leurs comptes. Nous pouvons prédire non sans mal que cette baisse des indices boursiers va se poursuivre. Cependant vu la volatilité des cours, prédire quel va être l'évolution du CAC40 aujourd'hui relève de la gageure.

Mon épargne est placée à 4.5 % depuis fin 2006, cette baisse de taux va abaisser mes intérêts dans les mois à venir, c'est donc une mauvaise chose pour moi. Le Taux du livret A, de la même façon, va également baisser dans les mois à venir. C'est donc également une mauvaise nouvelle pour bons nombres d'épargnants modestes. Et tout cela pour quoi ? pour insuffler davantage de confiance dans le modèle capitaliste financier actuel...pour que les banques se prêtent à nouveau de l'argent!
Bref, pour que tout recommence comme avant, pour que la machine recommence à cracher du bénéfice pour ceux qui n'en ont pas besoin. Ce n'est pas le grand soir, loin de là, car la crise arrive avec ses obligés "chômage" et "économies de bouts de chandelles".

Alors prenons le parti de rigoler puisque dans tous les cas de figure, c'est nous qui allons payer l'addition. Tachons de croire également, que l'étalon Fric et sa cohorte de vulgarités quotidiennes vont devenir has been assez rapidement.