Contrairement à ce que je pensais ce Week-end, le Figaro n'a pas ressorti ses sondages arrangés comme en 2007, constatant une volonté farouche des Français de travailler après 60 ou 65 ans. Alors il a fallu sortir l'artillerie lourde, et à ce jeu là c'est Marc Landré qui s'y est collé, il a donc endossé la casquette d'expert en questions sociales au Figaro afin de nous démontrer le bien-fondé de cet amendement passé vendredi dernier. Cet amendement n'est qu'un volet de plus de la politique actuelle souhaitant affaiser les acquis sociaux la société Française. Marc Landré est donc un rescapé des vagues de licenciements départs volontaires que le journal a réalisé depuis un peu plus d'un an. Il est donc à peu près certain qu'il n'a pas exploité ses connaissances théoriques sur les terrain avec ses anciens collègues.
La médiocrité de ce journal, du fait de sa déontologie appliquée bien peu crédible et de ses pratiques plus que limites, font de ce quotidien un paria de presse. Le lectorat est à la retraite depuis longtemps; et il profite ainsi de ce repos bien mérité, pour se remémorer la qualité de vie quils ont connu avant 1968. Chaque matin, ce journal brosse le portrait d'une France identitaire refermée sur elle-même. Soit.

Marc Landré s'est donc collé à la lourde tâche de faire le service après vente du gouvernement sur la retraite...après 65 ans. Et il faut avouer qu'il s'y est bien pris, d'une façon certes très classique pour ce journal mais avec un résultat assez satifaisant vu la lourde tâche qu'il supportait.

Le titre de son article du 03 Novembre donne le ton: Travailler plus longtemps est une cause nationale. Passons sur le coté pompeux du titre, il est adapté au lectorat.

L'article commence avec un amuse-bouche: une bonne stigmatisation des socialistes ne fait jamais de mal par là où elle passe. Cet apéritif, la tarte à la crème du Figaro, est suivi d'une batterie de chiffres qui n'engagent que ceux qui y croient puisqu'aucune référence ni aucune source n'est là en appui de ses allégations.

Nous entrons ensuite dans le vif du sujet avec le plat de résistance basés sur de solides postulats assez bourratifs et tout autant dogmatiques. Jugez en par vous-même, notre foie est mis à rude épreuve
:

"aussi paradoxal que cela puisse paraître, tout concourt à ce que l'on recule le moment du départ en retraite"

"Un Français gagne ainsi en moyenne un trimestre de vie supplémentaire chaque année. Est-il déraisonnable dès lors de vouloir consacrer un peu de ce gain à la vie active ? Assurément non"

"Le seul moyen d'éviter le naufrage financier de notre système de retraite par répartition est d'augmenter les taux aux extrêmes de la vie active"

"Et il est faux de croire qu'un senior en activité, c'est un emploi en moins pour un jeune"

"Qu'on se le dise une fois pour toutes : travailler plus longtemps est la seule solution raisonnable pour maintenir à flot notre système de retraite et éviter que les pensions ne baissent plus."

Puis viens la conclusion baba-au-rhum; celle-ci était dans le titre, comme toute bonne rédaction bien notée, mais un poil ronflante tout de même  :C'est même une nécessité natio
nale
.

Il y'a au moins deux de ces déclarations péremptoires qui me font penser à quelqu'un d'autre?, si vous avez trouvé lesquelles...buzzez sur le commentaire en bas à droite.

Le café-cognac est également offert sur le blog du journaliste, celui-ci semble tellement convaincu par ses arguments, qu'on en viendrait presque à le plaindre de ne pas connaître la vraie vie hors du Figaro. Alors, après ce repas copieux et si votre foie est toujours aux abonnés-présents: lisez donc cet article dans le Blog-lounge de l'auteur. Le titre un brin provocateur et ironique de son article d'hier ne peut que guider vos pas: On a échappé à la retraite...à 100 ans.