La rétention de sureté des criminels psychiatriques a été approuvée par les députés mercredi soir.
L'inhumanité de ce gouvernement est maintenant en question, en effet
suite à la montée au créneau de deux ex-gardes des sceaux Robert badinter et Elisabeth Guigou qui ont été d'une éloquence à la hauteur de l'enjeu. La loi
a tout de même été adoptée, c'est une étape importante vers un peu de moins de liberté pour tout un chacun.
Quelques passages de l'intervention fleuve d'Elisabeth Guigou : Vous
proposez en effet qu’après l'exécution de la peine de prison, on puisse
prolonger, sans limitation de durée, l'enfermement des personnes
considérées comme d'une particulière dangerosité et susceptibles de
récidiver. Or, dans notre droit, une personne ne peut être condamnée
sur le fondement d’une présomption de culpabilité future, d’une
dangerosité virtuelle, mais seulement sur celui d’un acte commis et
prouvé par la justice ! Vous tournez le dos à un principe issu de 1789
et vous nous proposez une justice d'élimination, s'appliquant aux
citoyens non pour ce qu'ils ont fait mais pour ce qu'ils sont censés
être ou devenir.
Par
ailleurs, prévoir qu'une rétention de sûreté peut être décidée par une
commission est contraire à la Constitution : une commission ne peut
revenir sur un jugement ; seule une décision de justice peut le faire.
Vous
prétendez que cette nouvelle privation de liberté, prononcée une fois
accomplie l’intégralité de la peine décidée par un jury souverain, ne
serait pas une peine. C'est faux ! La « rétention de sûreté » conduit à
prolonger, de surcroît avec des possibilités de renouvellement à
l’infini, un emprisonnement de fait.
L'UMP s'est offusqué,
via jean François Copé de quelques mots relatifs à l'histoire prononcés
par Mme Guigou. Mais ce parti est bien inconséquent quand il s'agit, au
mépris de nos libertés individuelles et de notre histoire, de faire
voter des lois d'inspiration sarkozyste Etats-uniènes conservatrices digne du café du commerce d'en face.
L'Homme n'aurait donc comme futur que ses actes passés ? il serait
donc incapable de s'améliorer et de se corriger ? on pourrai prédire
son avenir au vu de ses actes passés ? et pourquoi pas de ses actes
manqués aussi...
Quelle vision conservatrice,
rétrograde et inhumaine, que l'Homme bien pensant s'octroie
naturellement pour juger le faible qui sait qu'il a péché. C'est une justice du Fort au faible que nous
sommes en train d'imposer à notre nation mais surtout pas une justice de société comme le prône pourtant notre président.
Ce gouvernement avec cette loi ne mérite plus la plus petite once de respect. Je reste choqué par cet évenement qui fera date dans notre histoire législative.
L'homme mélancolique, comme on disait autrefois cache maintenant une psychose, ou une névrose. L'artiste Edvard Munch devait
donc certainement avoir des troubles psychiatriques lui aussi.
Le cri de Edvard Munch


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