Alors qu'une poignée de garçons et de filles gravitant autour du président tentent toujours de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, Mediapart enroule toujours du cable. Edwy Plenel donne aujourd'hui la réplique à la tribune d'un Michel Rocard atrophié et d'une Simone Veil en panne depuis 1975.

Leur tribune "halte au feu", bien courte au demeurant, sonnait à vrai dire le glas d'une quelconque idée de justice en France, nous avons aujourd'hui une affaire d'état sur les bras et il est hors de question de camoufler la crasse sous le tapis sous peine de justifier le "tous pourris" qui est désormais posé sur la table. Ceux-ci, sous prétexte de leur age, se comportent comme de véritables Daladier de l'arrière d'un Munich Franco-Français annoncé. D'un Alaska vitrifié à un Dantzig à feu et à sang, le XXième siècle nous clouerait-il toujours les pieds dans la m..... ? et je ne peux guêre être suspect d'un jeunisme déplacé. 

L'opposition a joué sur du velour en demandant des explications au gouvernement à l'assemblée nationale hier, certes cette posture facile était factice à l'occasion, mais ceux-ci étaient dans leurs rôles de "guignol la trique dans les bras" . Il nous reste aujourd'hui ces quelques garçons et filles dressés à coup de "wording Elyséen" contre le reste du parlement, où l'UMP est finalement peu loquace et où l'opposition est désormais survoltée.

Ces quelques garçons et filles, fleurant bon l'endoctrinement du Chateau, ont franchi les limites du raisonnable hier, et dans raisonnable il y' avait aussi le mot raison, du moins jusqu'à aujourd'hui. D'un Xavier Bertrand traitant Mediapart de fasciste, une plainte de Médiapart a été déposée à ce sujet, à un Eric Besson ressorti pour l'occasion de la fosse sceptique d'une France dévoilée pour lâcher un rot nauséabond avant de rentrer au ministère vérifier si ses objectifs de reconduite à la frontière étaient en passe d'être réalisés. Tout cela ne sentait pas réellement le vent dans les voiles, mais plutôt le fraichin. A défaut d'odeur de poison, Eric Besson, qui s'y connait en socialisme, a donc supputé que "certains députés socialistes étaient excités par l'odeur de sang d'un "homme blessé".

Amalgame, amitiés croisées et torpeur suspecte de l'éxécutif

L'instigateur en chef de cette odeur de fumier tiedasse y tient bien son rôle. Nicolas sarkozy a eu en effet aujourd'hui le culot de s'en prendre en public, devant des élus, à Edwy Plenel, le patron de mediapart. D'après le nouvel observateur celui-ci aurait déclaré: "Edwy Plenel, dont on connaît les affinités politiques et qui a fait pleurer Margot pour être victime des écoutes, il utilise des écoutes illégales d'un maître d'hôtel viré" par Liliane Bettencourt" avant de poursuivre fier comme artaban, et de menacer le patron de mediapart: "Il s'est drapé dans le rôle du martyr des écoutes de Mitterrand et maintenant il les utilise sans réserve éthique ni méthodologique. Au niveau déontologie, c'est inimaginable. Mais ça va lui retomber sur la tête"

Le lien entre la réforme des retraites, pourtant déconnectées de cette affaire de corruption présumée est malaxé à la façon de casimir au reste: "Le PS, faute d'avoir pu obtenir dans la rue" le retrait de la réforme des retraites, veulent y arriver par "un troisième tour politicien".

Quelle bouillabaisse! on nage en pleine théorie du complot. Il y' aurait donc une alliance de fait entre l'opposition au sens large, Edwy plenel, les blogs, Twitter  et les journalistes contre le président. Et il faudrait ajouter à cette liste, les journalistes du reste du monde, hors de la Sarkozie afin de peaufiner le boulot. Paranoia, quand tu nous tient !

Le sens commun, c'est à dire la raison dans nos contrées, est tombé en désuétude, il est désormais question de baiser l'ennemi, et de l'humilier davantage. 

L'entourage Sarkozyen porte désormais la cagoule au grand jour. Françaises, Français, continuez donc vos congé puisque c'est cela que l'on attend de vous !

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