L'ONG Survival a
photographiée ces
indiens à la frontière du Pérou et du Brésil. J'ai donc eu un choc en
regardant à la télévision ces poignées d'indiens luttant avec leurs
moyens, c'est à dire des arcs et des flèches contre l'avion de
l'association qui souhaitait prouver leur existence.
"Nous avons effectué ces survols pour montrer leurs maisons, pour montrer qu'ils sont là, pour montrer qu'ils existent" a
déclaré José Carlos dos Reis Meirelles Júnior, un expert chargé des Indiens isolés pour la FUNAI, la Fondation nationale de l’Indien au Brésil. "Cela est très
important car certains doutent de leur existence".
"Ce
qui se passe actuellement dans la région [au Pérou] est un immense
crime contre le monde naturel, les Indiens, la faune; c’est un
témoignage de plus sur la manière complètement irrationnelle selon
laquelle nous, les "civilisés", nous gérons le monde" dénonce
M. Meirelles.
Ces indiens vivent dans une double précarité induite par notre
"modernité", en effet ils sont sans arrêt en fuite devant les groupes
forestiers et Pétroliers. Ces peuples ont la malchance d'habiter une
région encore vierge qui se nomme le Block 67
et qui appartient au pétrolier Perenco. Nous sommes donc au dessus d'un gisement de pétrole de 100.000 barils jour. Handersson Casafranca,
l'avocat de L'Aidesep qui a entrepris une démarche judiciaire contre
les pétroliers, précise que ces indiens n'ont pas développés de défense
immunitaire contre les virus externes qu'ils ne connaissent pas. Leur
habitat est donc leur meilleure défense biologique et sanitaire.
Le vice-président de l'Aidesep, Robert Guimaraez fustige le
gouvernement péruvien: "il voit l'Amazonie comme un territoire vide alors que des dizaines de tribus isolées vivent dans la
jungle amazonienne du Pérou"."Certaines tribus ont décidé de rester en marge de ce que nous appelons
développement". Alain Garcia, Le président péruvien lui rend la monnaie de sa pièce, puisqu'il a défendu les pétroliers en 2007.
"Contre
le pétrole, les écologistes ont créé la figure du natif de la jungle
"déconnecté", c'est-à-dire inconnu mais dont on présume l'existence, à
cause duquel des millions d'hectares ne doivent pas être explorés."
J'avais envie de jeter
l'éponge suite à ces belles images d'indiens ne souhaitant pas être
achetés et prêts à défendre leur (et notre) habitat au prix de leur
mort. Ils font pourtant du développement durable depuis la nuit des
temps, pour jargonner comme nos officiels d'aujourd'hui. Je viens de découvrir que
Perenco est une entreprise
Française, elle risque de se voir retiré sa concession pétrolière. Vendredi 30 mai, au tribunal de Maynas, Perenco et les deux autres pétroliers ont "présenté un recours en nullité afin d'allonger la procédure et
pouvoir continuer leur activité".
Perenco s'est dotée d'une charte
éthique qui prétend doctement "Wherever we operate, every effort is made to improve quality of life while
preserving traditional culture and values."
En Français "partout
où nous opérons, tous les efforts sont fait pour améliorer la qualité
de vie en préservant les cultures traditionelles et leurs valeurs.
Il semble donc qu'avec son recours en nullité Perenco est désormais en violation flagrante de sa charte d'éthique.
Mais cela a t'il réellement une importance, nous sommes en face d'une
poignée d'individus qui ne pèsent rien contre les enjeux
gouvernementaux, politique et financier présents à cet endroit là.
Heureusement que l'Aidesep a engagée cette démarche de communication
internationale pour défendre ce qui peut l'être de nos liens à nos
origines. Demain, lorsque je ferai le plein de ma bagnole en
sifflotant, est ce que je saurai ce qu'à coûté en larmes et en sang les
litres de gazole que j'injecterai dans son réservoir ?
Ainsi va notre Humanité qui prêche sans cesse le bien pour produire des "crimes contre l"Humanité" à l'insu de son plein grès.
l'Humanité menacée


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