Nicolas Sarkozy a passé son examen oral
sur les institutions Jeudi 12 Juillet à Epinal, le discours
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Nous pouvons tout d'abord nous demander pourquoi un discours à Epinal, la réponse ne tarde pas puisque dès le début du
discours nous avons la réponse :
En
1946, le Général De Gaulle était venu ici à Epinal. Il avait déclaré :
" il faut que le chef de l'Etat en soit un (…). Il faut que le
gouvernement en soit un (…). Il faut que le Parlement en soit un. "
Le
président Sarkozy se place donc en filiation directe avec l'ancien
Président dont l'aura est à ce jour presque intacte à gauche comme à
droite. Un bon point d'entrée de jeu pour son propos à venir.
Concernant nos institutions, il nous confirme sa position de campagne : "Je ne tournerai pas la page de la Ve République.", les choses sont claires, exit les
propositions de F Bayrou d'une 6ème République et de certaines personnalités de Gauche.
Une synthèse de la france de "toujours" est ensuite réalisée avec le
couple France-Etat qui revient à huit reprises dans le discours, et "le
génie du général de Gaulle" à cinq reprises, il se place donc en garant
de cette France là. Puis l'argument massue tombe :
La Ve République a sauvé la République
Le
président devenu au fil du propos le Fils du Général, créateur de la
5ème République, pour mieux appuyer son propos, la 6ème République
passe donc d'un coup d'un seul aux archives politiques pour un bon
moment.
La rupture qui
débute le discours est maintenant bien loin, puisqu'il s'est transformé
en garant de la France du Général De gaulle.
Ensuite l'argumentation porte sur le monde qui a évolué, etc.. avec le
XXIème siècle comme poids suffisant pour appuyer l'idée d'un toilettage
nécessaire.
Il introduit donc une comité (de plus ?) de 12 à 15 personnes avec Edouard Balladur comme président (encore ?).Ce comité
sera composé de pierre Mazeaud, à droite de Jean louis Bourlange au centre et de Jack Lang et Olivier Schrameck à gauche. Pour les spécialistes du
secteur viendraient également s'ajouter Dominique Chagnollaud, Didier Mauss et Bertrand Mathieu. Guy Carcassonne, juriste est ainsi également de la partie.
Un commentaire d'importante : " Je suis réservé quant à la suppression de l'article 49-3"
Le principal atout maitre d'un gouvernement et du président est donc
conservé, cela coupe dès le départ l'herbe sous les pieds pour les
futures prétentions de ce comité en ce qui concerne l'importance du
parlement.
Pour finir une citation du Général de Gaulle vient ponctuer l'allocution.
Que dire de cette commission de plus ? c'est une bonne idée à priori
pour le renouvellement de nos institutions, qui sont de l'aveux de
beaucoup à bout de souffle. Je doute cependant de la réelle volonté de
N Sarkozy d'affaiblir le rôle du président, le poste de premier Mnistre
étant désormais un rôle de "manager", nous restons donc, et nous
resterons donc dans un régime présidentiel fort.
Il est dommage qu'un volet concernant
l'indépendance de la Presse pourtant importante à mes yeux, après les
polémiques de ces derniers mois, n'ai pas été ajouté. Ce volet
correspondait pourtant aux voeux de S.Royal et F.Bayrou voilà deux mois.
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