Mon propos n'est pas d'avoir un point de vue moraliste au sujet de notre ministre d'état mais d'éclairer davantage son passé pour mieux comprendre ses agissements actuels.
Sylvie Brunel a donc été mariée à Eric Besson durant presque 30 ans, jusqu'à cette année. Elle écrit à son sujet:
15 octobre 1983. Mairie de Saint-Didier-au-Mont-d'Or, Rhône. Le maire énonce les principes bien connus du Code civil : "Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance..." Eric l'interrompt alors d'une voix claire : "Secours, assistance, oui. Fidélité, non." Stupeur de l'assistance. Quelques rires, dont celui de ma mère. Jaune.
Quand il apprit que divorcer ne prendrait que quelques semaines, Eric s'est exclamé : "Je n'en reviens pas que l'autoroute se soit dégagée si rapidement après trente ans d'embouteillages !"
l'homme qui a soif de revanche, soif de reconnaissance et de rattrapage, qui s'estime affranchi de tout, au-dessus des lois, agissant exactement comme il l'entend. D'un côté, le "gendre idéal", courtois, poli, austère, que décrivent souvent les magazines ; de l'autre, l'être violent, renfermé, prêt à tout pour surmonter les obstacles qui se mettent en travers de son chemin et qui, poussé à bout, pourrait tuer s'il ne craignait pas de retourner derrière les barreaux
"mon mari est tombé sur une oiselle coucou - des yeux de biche, une fausse ingénuité, la jeunesse pour principal atout, et surtout une fascination absolue pour les paillettes". Elle est presque aussi jeune que notre aînée"
Cette campagne présidentielle (de 2007), il l'attend depuis des années. La défaite de Lionel Jospin en 2002 l'a anéanti.
Aujourd'hui, comme dans un jeu vidéo, il s'est donné pour but de survivre en terrassant un à un ses adversaires, tous ceux qui l'ont insulté. C'est sa guerre à lui. Elle lui importe plus, désormais, que sa carrière.
A la lecture du témoignage poignant de Sylvie Brunel, non seulement mon analyse initiale est confirmée, mais la pitié que j'éprouve ce soir au sujet d'Eric Besson n'a d'égale que la volonté que j'ai de le voir partir de son poste actuel.
Cette vidéo, dans laquelle il parle de son ex-femme, donne une vision tronquée de lui-même. Il semble effectivement soumis à des tensions internes fortes lors de cet entretien. Et celles-ci ne trahissent que mieux la maladie psychiatrique qui est à l'oeuvre à son corps défendant. Je n'entend pas au travers de ce billet stigmatiser les maladies mentales, bien au contraire. Ce qui me gêne en revanche, c'est qu'un homme atteint de la sorte en viennent à représenter le peuple Français dans une de ses fonctions les plus symboliques: celle de ministre d'état. c'est un homme qui pousse le bouchon un peu plus loin, peu après avoir coupé tous les ponts, pour donner une dernière chance à sa maladie...
Alors Eric Besson, un bon conseil: soignez-vous ! vous avez seulement besoin d'une cure psychanalytique.


Commentaires
hé ben... j'avais entendu rapidement cette dame sur France Inter mais là ça m'a l'air encore plus terrible... s'il est vraiment si attaché à rendre coup pour coup, ça risque de mal finir
GaëlComment ça "retourne" derrière les barreaux ?
Rosselin@Rosselin : J'ai enlevé une ligne où Sylvie Brunel dit qu'il a vécu 4 ans dans un pensionnat très dur. et qu'il avait l'impression d'être enfermé. C'est pour cela qu'elle dit "retourne" derrière les barreaux.
ChristopheFranchement, je n'aime pas ce billet Peuples. Critiquons Besson sur ses actes, ses positions politiques. Là, je trouve que ça va un peu loin.
Et même imaginons quelque chose. Besson, ancien du PS, fait toujours parti du PS. Et imaginons que la gauche ait gagné les élections en 2007 et que Besson soit ministre socialiste. Est ce que billet ou ce type d'attaque sortirait ?
Non, Besson est critiquable sur bien des pans de son action politique. Restons en à la politique, je crois que c'est plus efficace en plus. (c'est mon avis en tous cas ;-) )
Bonne journée (sous la pluie, soupir)
FalconhillEuh rappelle moi qui a écrit un brulot sur Ségolène Royal en pleine campagne présidentielle pour la démonter et montrer ses effets négatifs dont certains n'avaient rien à voir avec la politique ?
Alors pas de pitié, ce mec est pire qu'Hortefeux
pazmanyRappelons nous aussi qui a écrit au moins aussi pire sur Nicolas Sarkozy, le traitant également de malade mental.
Donc non Pazmany. Pas de pitié pour vous si vous voulez. Mais dans ce cas, il faut également être sans pitié avec ceux de son camp qui font la même chose... Et dans l'ancien camp d'Eric Besson, il y a en effet, également, des personnes qui sont "pire qu'Hortefeux".
(sinon on n'a pas le droit de critiquer Ségolène Royal ? mince alors...)
FalconhillBesson c'est le Harki d'Algérie à qui on obligeait de "descendre" ses frères pour prouver sa fidélité après sa traitrise. Voila maintenant son seul rôle. Alors vous n'avez pas fini de la trouver changé!!!.
Michel P.Exercice dangereux que ce billet politique qui s'intéresse à l'état mental d'un politicien.
Sinon, on risque de faire au mieux du Frédéric Lefebvre...
des pas perdusExercice dangereux que ce billet politique qui s'intéresse à l'état mental d'un politicien.
des pas perdusJe préfère me limiter aux décisions politiques prises par cet homme, et peu importe ce qu'il fait dans sa vie privée tant que ce n'est pas interdit par la loi.
Sinon, on risque de faire au mieux du Frédéric Lefebvre...
Népotisme, ploutocratie, puissants au-dessus des lois, faillite financière, faillite économique, faillite sociale, faillite idéologique, et, surtout, faillite morale.
Nous sommes en train de vivre une fin de règne.
BAPourquoi les articles ne sont pas datés ?
David75@David75 : si ils sont datés, en haut à droite. celui-ci, 7 oct. 2009.
user.vonNous conjurerons le pire en remettant de la morale dans la politique. Oui, de la morale. Le mot « morale » ne me fait pas peur. La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler. C’était un mot qui avait disparu du vocabulaire politique. Pour la première fois depuis des décennies, la morale a été au cœur d’une campagne présidentielle.
Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître, qu’il ne fallait pas mettre de note pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, qu’il ne fallait pas de classement.
Ils avaient cherché à faire croire que la victime comptait moins que le délinquant.
Ils avaient cherché à faire croire qu’il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs.
Ils avaient proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, que la politesse c’était fini, que le respect c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit.
Souvenez-vous du slogan de mai 68 sur les murs de la Sorbonne : « Vivre sans contrainte et jouir sans entrave. »
Voyez comment l’héritage de mai 68 a liquidé l’école de Jules Ferry qui était une école de l’excellence, une école du mérite, une école du respect, une école du civisme, une école qui voulait aider les enfants à devenir des adultes et non à rester de grands enfants, une école qui voulait instruire et non infantiliser, parce qu’elle avait été construite par de grands républicains qui avaient la conviction que l’ignorant n’est pas libre.
Voyez comment l’héritage de mai 68 a liquidé une école qui transmettait une culture commune et une morale partagée grâce auxquelles tous les Français pouvaient se parler, se comprendre, vivre ensemble.
Voyez comment l’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique.
Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portés par les valeurs de mai 68.
Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques, de toutes les valeurs morales a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique des parachutes en or, des retraites chapeaux et des patrons voyous, comment elle a préparé le triomphe du prédateur sur l’entrepreneur, du spéculateur sur le travailleur.
Voyez comment les héritiers de mai 68 ont abaissé le niveau moral de la politique.
Nicolas Sarkozy, discours de Bercy, 29 avril 2007.
http://www.u-m-p.org/site/index.php...
BAPetite typo: "j'ai déjà maintes fois évoqué ici ce
Nehrdontque je pensais de lui"@Nehr : oups, celle-ci est passée à la trappe!
Christophe