Suite à mon précédent billet concernant un détournement de fond de l'ordre de 15 M€ (source l'express) au sein de l'organisme patronal UIMM. Le Monde a indiqué hier que deux millions ont été saisis au siège de L'UIMM.
Son Patron , Denis Gautier-Sauvagnac garde toujours le silence au sujet de ces détournements de fond qui ont été réalisés entre 2000 et
2007 à l'insu de son Organisation.
Nous pourrions le suspecter d'enrichissement personnel, c'est possible,
mais je n'y crois pas, quand on est Patron au Medef... on peut
facilement supposer que l'on est largement
à l'abri du besoin. Il ne serait sans doute pas allé si loin au vu de
ces montants pharaoniques dont on parle si la piste de l'enrichissement
personnel était la bonne. Ou alors nous pourrions parler de folie pour
réaliser des malversations de cette ampleur en toute impunité.
Nous pouvons donc envisager toutes les autres pistes, financement
d'autres syndicats, financements du Medef, financement de partis
politiques...la liste potentielle des destinaires est bien longue.
La Négociation annoncée le 19 juin, au sujet de
la négociation du marché du travail entre les oganisations patronales
et syndicale, bat son plein. M.
Gautier-Sauvagnac, qui conduit au nom du Medef les négociations sur la modernisation du marché du travail.
Nous avons donc une affaire aujourd'hui, aux conséquences sans doute
encore inconnues, tellement un détournement de fond par le patron de
son organisation est si invraisemblable.
Comment un Patron suspécté de charges si lourdes peut-il avoir encore
la moindre crédibilité pour négocier sur un sujet si important telle
que la modernisation du Marché du Travail ?
Que l'on ne se trompe pas de cible, le but du Jeu du Patronat,
actuellement, est évidemment de gagner du terrain sur tout les fronts
et en particulier sur le front des cotisations aux differentes caisses
existantes.
Et il a la main, grâce au
soutien inconditionnel du président Nicolas Sarkozy. Mais il sait aussi
que la fenêtre de tir est étroite et que l'opinion peut se
recroquiviller et enfin voir la réalité de la manipulation qu'elle est
en train de subir.
C'est
bien un combat d'un autre age auxquel nous assistons actuellement, d'un
coté les Patrons qui ont une marge de profit considérable à réaliser
"facilement" en ne payant plus pour la santé, la retraite, bref tous ce
qui est collectif et garant de notre mode de vie.
La cible de cette négociation est évidemment un rabaissement de la
couverture des Français à un niveau inférieur de celui d'aujourd'hui.
C'est le même combat intact depuis plus d'un siècle drappé des oripeaux
du moments, entre le capital, l'interêt particulier et l'interêt du
plus grand nombre forcément collectif.
De quoi le MEDEF peut-il bien se servir pour mener à bien ces réformes
destinées à léser le plus grand nombre...nous pensons immédiatement aux
attermoiements sur la Sécurité sociale, sur le budget de l'état qui ont
été largement relayés par tout les médias, ces derniers mois. C'est
bien de manipulations dont il s'agit.
Et c'est fort dommage que le patronat envoie un "présumé voleur" négocier des positions aussi extrèmes que le transfert des cotisations patronales vers l'état.
Il y'a réellement des ajustements à réaliser tant sur le contrat de
travail que sur la sécurité sociale, il est dommage cependant que le
Medef face preuve de tant de légéreté sur des sujets aussi importants.
Nous avons bien affaire à des patrons
pressés, et sans scrupules qui ne prennent visiblement pas leur tâche à
la hauteur de laquelle il devraient la placer. Il faudrait peut être
penser à terminer leurs contrats rapidement car toute société à son
rythme, et c'est le rythme de l'Homme, et ce n'est pas celui des
comptes de résultats et dividendes annuels des porteurs d'actions.
Cette logique financière est évidemment nécessaire, mais ne doit pas
influer de la façon dont elle le fait aujourd'hui sur nos modes de vies
Humains, en France ou ailleurs dans le monde.
Que nous le voulions ou non, nous sommes d'abord des animaux sociaux
qui ont réussi à survivre grâce au travail collectif de chacuns
d'entres-nous.
Le slogan publicitaire du Medef de son université d'été, début
septembre, sonne Faux désormais comme le mariage de bonheur du couple
Sarkozy qui s'affichait sur le pelouse de l'Elysée, voilà quelques mois.
personnellement , je ne joue pas leur jeu, cela va de soi.


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