Selon René Dosière, spécialiste du budget, le budget 2009 de L"Elysée serait en augmentation de 11,5 %. C'est le même homme qui avait
dénoncé la hausse de 140 % du salaire présidentiel en 2007. Il a déclaré au Parisien: "C'est la hausse la plus importante depuis au moins cinq ans du budget
de la présidence: Nicolas Sarkozy bat largement Jacques Chirac".
Il déplore la présence de 150 fonctionnaires "clandestins" détachés et
l'opacité des dépenses postes par postes. Il déplore également qu'une
petite centaine de collaborateurs vont voir leurs salaires augmenter de
20 % après avoir été augmenté de 26 % en 2007. L'Elysée va par ailleurs
acquérir un Airbus A330 pour les déplacements de Nicolas Sarkozy. La
dotation de l'Elysée pour 2009 sera donc de 112,3 millions d'euros.
L'Elysée par un jeu de passe-passe magistral vient juste de confirmer ces
chiffres en soulignant que l'augmentation n'était en fait que de 2 %.
Le communiqué de l'Elysée justifie cette augmentation en 5 points:
- les cotisations retraites des personnels du ministère de la Défense
ayant exercé à l’Elysée, sous-estimées par les services financiers de
la Défense à hauteur de 4,2M€.
- la facturation des moyens de transport aérien du chef de l’Etat, dont
l’estimation pour le budget 2008 a été faite sur la base des
déplacements du précédent Chef de l’Etat en 2006, alors que ceux-ci ont
triplé entre ces deux années. L’écart entre les projections et la
réalité en 2008 était de 5 millions d’euros.
- les déplacements ont été multipliés par trois ;
- les réceptions ont été multipliées par deux ;
- le volume de courrier reçu (et auquel il faut répondre) a doublé.
Marc vient de pointer du doigt Nicolas Sarkozy, l'homme providentiel, qui vient de créer une ligne de crédit de
360 Milliards sur le dos des contribuables Français, le tout sous une nuée d'applaudissements venus de
tous cotés. C'est pourtant ce même Nicolas Sarkozy qui vendredi
dernier, parlant du budget Français 2009 devenu caduque, disait de lui
qu'il n'était pas prioritaire. Il faut croire que celui de l'Elysée a
été, suivant l'expression désormais consacrée, sanctuarisé à la hausse.
Le bling-bling présidentiel est donc de retour, sans limites, comme
sous l'emprise d'une maladie psychiatrique des "grands moments", comme
une phase maniaque peut être déclenchée par la crise financière qui est
en train de sévir. Nicolas Sarkozy n'est pas un homme de sang-froid, il
désire et souhaite ces moments forts en intensité. Nicolas "le
magnifique" serait donc venu à bout de tous les maux de la planète ?
Rien n'est moins sur car Wall street vient de clôturer en baisse mardi
soir. Le calme est donc bien fragile sur la planète Finance.
Le président a préjugé de sa puissance et a pensé que la crise était
terminée vendredi dernier, il a donc lancé son attaque sur le travail dominical, fidèle à sa stratégie du tout feu tout flemme. Il est déjà partis sur d'autres fronts comme un enfant pris par la vitesse d'un
tourniquet.
Avons nous le président que nous méritons? poser la question revient à y répondre durant cette période pour le moins chahutée.
Crise pour les uns, Airbus pour l'Elysée
15 oct. 2008 19:04

Derniers commentaires