Cette affaire connait un rebondissement aujourd'hui, Sarkofrance a pointé une des première révélation d'un ex-salarié de Veolia.
C'est donc la deuxième révélation consécutive concernant des dessous de
table versés soit par une entreprise ou par un syndicat patronal.
Les 600 Millions d'euros du Fond Epim de L'UIMM avait donc bien vocation à "fluidifier le dialogue social" comme son
ex-président l'avait déja mentionné.
Libération repris par 20minutes avaient mis en cause la
CFTC la semaine dernière au sujet de pot-de-vin. «Tout homme a son prix, un syndicaliste n'est pas incorruptible.» Cette phrase, qui fait la une de
«Libération» ce mercredi, aurait été prononcée par Denis Gautier-Sauvagnac, l'ex patron de l'UIMM qui a été démissionné récemment.
Un ancien syndicaliste CFTC de Thomson CSF (aujourd'hui Thales), Jean-Claude Duret affirme au quotidien avoir fait
l'objet en 1998 d'une tentative de corruption par l’UIMM. «Libération»
explique que le syndicaliste venait de se montrer ferme lors de la
négociation, à propos d'une demande patronale de suppression d'une
indemnité de licenciement versée par toute entreprise mettant un cadre
à la retraite entre 60 et 65 ans.
Le supérieur
de Jean-Claude Duret à la fédération CFTC Métallurgie lui a fait
comprendre qu'il ne devait «pas se casser la tête» en posant «des
questions» et que le syndicat signerait l'accord «quand même».
Le
président de cette fédération syndicale, Joseph Crespo, a assuré que le
remplacement de Jean-Claude Duret en août 2000 n'avait «rien à voir»
avec cette négociation de convention collective. «C'est lui-même qui
est venu dans mon bureau me dire qu'il voulait assurer sa succession.
La CFTC n'aurait donc rien vu, la CFE-CGC la CFDT et FO non plus d'ailleurs.
L'autre de pot-de-vin concerne Veolia et semble plus direct. Un syndicaliste, Christophe Mongermont raconte dans 20minutes aujourd'hui ces faits extravagant en 4 phases successives:
1-une première tentative de corruption est réalisée sur lui-même pour un montant dérisoire de 1500 FF en
1997.
2-Il dénonce ce système auprès de ses collègues syndicalistes, et se
fait agresser par la direction et par ses anciens collègues.
3-selon
ses dires, sa direction régionale lui propose «des pages de publicité
dans les journaux syndicaux: 600.000 francs la page, dit-il, en échange
de lever le pied au niveau syndical»
4- Il sera finalement licencié en 2004 sur autorisation du directeur général du Travail intervenant en délégation de Gérard Larcher
Christophe Mongermont n'en a pas fini avec les problèmes, en effet Veolia réplique aujourd'hui même:
Nous engagerons des poursuites judiciaires contre ses
allégations», a indiqué ce dimanche une porte-parole du groupe.
Jean-Marie Messier (ancien PDG de Velia) a fait savoir qu'il n'était
pas joignable (merci Mr Messier de vivre votre retraite correctement).
Avez vous lu le rapport
dénonçant les hausses abusives du prix de l'eau entre 2001 et 2005 ?
Lire ici
pour plus de détails, un entretien de Christophe Mongermont réalisé en 02/2007
Christophe Mongermont


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