Le contrat CNE qui a tant défrayé la
chronique voilà un an et demi revient en haut de l'affiche aujourd'hui.
En effet la cour d'appel de Paris à jugé, vendredi 6 juillet, que le
contrat nouvelle embauche est contraire à l'article 158 de l'organisation
internationale du travail (OIT) de 1982.
D'après les juges le
CNE «prive le salarié de l’essentiel de ses droits en matière de
licenciement», ce qui représente une «régression qui va à l’encontre
des principes fondamentaux du droit du travail»
La
cour d’appel estime par ailleurs dans son arrêté que «dans la lutte
contre le chômage, la protection des salariés dans leur emploi semble
être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux
employeurs pour les licencier et qu’il est pour le moins paradoxal
d’encourager les embauches en facilitant les licenciements »
l’employeur
condamné (danc ce cas particulier, l’Association de garantie des
salaires, l’entreprise étant en liquidation), vient de se pourvoir en
cassation.
Le sort du CNE n'est donc pas encore réglé à ce jour puisqu'un recours en cassation est en cours.
Revenons sur les faits, D.de Villepin avait poussé ce nouveau contrat
de travail présenté comme la mesure phare de son gouvernement pour
faire baisser le chômage. Cela a été longtemps son atout Maitre en
Politique intérieure. Ce contrat a été en fait une mesure d'aubaine
pour les entreprises éventuellement en difficulté ou les employeurs pas
très réglos avec leurs employés pour embaucher à moindre frais.
Ce contrat a donc généré en plus des
CDI,CDD, et contrats intérimaires, une quatrième catégorie de
population encore moins assurée de son lendemain que les autres.
Le contrat de corvée journalier (CNE) c'est davantage une épée de Damoclès au quotidien sur la tête du salarié qu'autre chose.
Néron comme l'apelait Mme Chirac est donc allé trop loin dans ses
assertions, les étudiants s'en sont d'ailleurs rendu compte à l'époque.
En effet les lois inégalitaires mobilisent les jeunes davantage que
leurs ainés aujourd'hui.
C'est donc une
bonne nouvelle qui doit être confirmée en appel, mais qui entrainera
soit la suppression de ce contrat ou plus vraisemblablement une
modification profonde de celui-ci qui annihilera ses effets
anti-sociaux pour les personnels de 4ème catégorie qu'il a engendré.
Il y'a donc de quoi à se réjouir à ce sujet.


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