C'est en passant chez Gaël que j'ai trouvé cette perle qui tombe à pic dans l'actualité
tonitruante de L'Elysée.
Bastien Cazals est enseignant et directeur d'école, il vient d'écrire le 25 novembre une lettre
au président l'informant des dérives que sa profession connaît
aujourd'hui. Il fait part à Nicolas SArkozy de son intention de ne pas
appliquer un certains nombres de mesures prises récemment. Il a pour
cela été reçu à l'inspection académique par M Destouches
(un parent à Louis Ferdinand Céline ?, allez savoir).
Il a donc décidé:
En tant qu'enseignant
Je n'appliquerai pas les nouveaux programmes mais continuerai à travailler dans l'esprit des programmes de 2002 (qui n'ont d'ailleurs fait l'objet d'aucune évaluation).
Je n'effectuerai pas l'aide personnalisée auprès des élèves (qui est destinée à remplacer l'aide spécialisée du Rased) mais mettrai à profit ces 60 heures annuelles pour rencontrer les parents deux fois dans l'année (en milieu et fin d'année), organiser les projets pédagogiques collectifs et également pour faire vivre la bibliothèque de mon école (qui est actuellement sous-utilisée faute de personnel mis à disposition).
Je ne déclarerai pas à l'administration mon intention de faire grève, 48h à l'avance, mais j'informerai, comme par le passé, les parents d'élèves au moins deux jours avant.
Je ne me porterai jamais volontaire pour les stages de remise à niveau ni ne transmettrai de liste d'élèves.
et en tant que directeur
Je ne participerai plus au fichage centralisé des écoliers via Base Elèves
Je ne traiterai plus que les demandes administratives qui concerneront directement les élèves, mes collègues ou le fonctionnement de mon école.
Il prends donc le maquis de la désobéissance pédagogique à visage découvert, il est donc conscient du risque administratif qu'il encourt. Un bon point pour lui et chose rare: Cinq syndicats le soutiennent. En effet l'éducation nationale n'aime pas du tout ce genre de dissidence, surtout si elle fait du bruit. Cette lettre me fait penser à une autre, celle de Boris Vian au président Gaulliste de l'époque: Charles de Gaulle. J'espère que Nicolas Sarkozy appréciera cette lettre à sa juste valeur, si elle lui parvient un jour entre les mains.
Le déserteur de Boris Vian

Commentaires
c ca la france!! :)
lysa83sachez que ca ne peut pas erte toujour vrai
belgosachez que ca ne peut pas erte toujour vrai
belgosachez que ca ne peut pas erte toujour vrai
belgo