Patrick Devedjian, a affirmé hier sur Europe 1 "qu'aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années". Il parlait lors de cet interview de la candidature de jean sarkozy à la tête de l'Epad.
Dans un premier temps à la lecture de cette déclaration, j'ai pensé à un billet de Maitre Eolas que j'avais lu voilà quelques mois, et d'une expression qui sans pouvoir la nommer me revenait à la figure comme un boomerang. je l'ai retrouvé et je cite son auteur: "Il y a des fois où je redoute d'arriver au bout de mes réserves d'indignation tant elles sont sollicitées". Une fois cette phrase relue, j'ai ressenti un profond soulagement.
Il y' a des moments durant lesquels de telles contre-vérités me révoltent, mais aujourd'hui, mes réserves ont été asphyxiées par cette semaine écoulée, j'ai donc décidé à mon corps défendant de laisse filer. Que voulez-vous! je laisse donc passer ces falsifications conservatrices du présent.
Des gènes et de la gêne
Une chose est certaine cependant, Yaro S., un Mauritanien de 41 ans a peut être la tête bien faite, mais ses gènes ne doivent pas correspondre aux canons en vigueur actuellement. Ce mauritanien sans papiers vit à Boulogne depuis 2002 où il est aide-cuisinier. Il est donc allé, samedi dernier, comme d'habitude à son agence de la société générale retirer de l'argent. Le guichetier lui a demandé ses papiers, il lui a tendu sa fausse carte de séjour qui lui avait servi à ouvrir son compte. Le salarié zélé a immédiatement remarqué que celle-ci était fausse et a aussitôt appelé la police. Yaro S. a alors tenté de s'enfuir et devant cette tentative l'employé de la société générale a fermé l'agence.Yaro S. est actuellement détenu dans un centre de rétention et attend son expulsion.

Commentaires
N'arrête pas Christophe.
MagUn petit cadeau matinal, extrait du journal des années noires de Jean Guéhenno
Un amalgame certes mais étant encore à un amalgame près en Sarkozye
Ceci vaut bien sûr pour le jeune Mauritanien.
Je ne savais pas que j'aimais autant mon pays. Je suis plein de douleur, de colère et de honte. J'en suis à ne pas pouvoir parler à quiconque je soupçonne de juger l'événement autre que moi-même. Au premier mot qu révèle sa mollesse, son acceptatio, je le hais. j'éprouve une sorte d'horreur physique et je m'écarte. Ce pleutre, ce lâche ne peut pas être du même peuple dont je suis.
Ce qui ne change pas: le népotisme qui existe depuis trop longtemps dans notre république.
NemoCe qui change: l'hypergesticulant décomplexé ne s'en cache plus, certain d'être intouchable, il organise le népotisme de façon irrévérencieuse, ostentatoire, tel une marque de dédain à la France d'en bas...