S'il est des
moments difficiles pour les président c'est bien ceux-ci, une
anniversaire qu'il aurait bien aimé ne pas avoir à supporter, un
déplacement difficile à Vienne hier (voir la vidéo). Il n'en fallait
pas plus à ses troupes parlementaires pour déserter l'hémicycle hier
pour ne pas avoir à voter la loi OGM. Le projet de loi n'est donc pas
passé à une voix près. La chasse aux sorcières a donc commencée dans
les rang de l'UMP avec comme bouc émissaire un jean François Copé pas
très combatif. Le nouvel Observateur nous donne en pâture le commentaire à chaud d'un ministre après le vote : "On va tous vous trancher la gorge",
aurait ainsi lancé, dans un sourire figé, un ministre à l'un des
proches de Jean-François Copé dans les couloirs de l'assemblée.
A vouloir chercher les boucs émissaires un peu partout dans ses rangs,
l'UMP a peut être oublié qu'une part relativement importante de ses
députés ne sont pas pour les OGM, un député défendait ce matin sur
France-Culture son choix ainsi que ceux de certains de "ses camarades".
Nous sommes donc là bien entendu en face d'un mauvais projet de loi
comme le clame l'opposition ainsi que quelques députés de la majorité à
mots couverts.
A trop vouloir regrouper les troupes pour suivre le président, les
ministres sous le joug du président ont oubliés un peu vite qu'ils
s'adressaient aux élus de la république, et ceux-ci votent en leur âme
et conscience. Nicolas Sarkozy voulait, voilà quelques mois, redonner
du pouvoir aux élus,or dès que certains osent s'aventurer en dehors du
terrain présidentiel par conviction, la foudre s'abat sur eux. Il n'y a
donc peut être pas besoin de légiférer pour "redonner" du pouvoir aux
parlements. Il suffirait peut être que les élus prennent des positions
claires vis à vis de leurs convictions qu'importe si elles dérangent un
tant soit peu leur parti et au delà le gouvernent.
J'ai bien peur que nous n'en soyons pas encore là, j'ai bien
l'impression au contraire que le suivisme est de rigueur dans cette
corporation là et que les voix dissonantes si il en restent ne sont là
que pour voter selon la décision du gouvernement du président.
A trop vouloir suivre le fonctionnement clanique du privé, ce
gouvernement se perd un peu plus dans un habitus législatif lorsqu'il
devrait être parlementaire.
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