Vendredi 16 mai 2008
Tout comme Mag, qui commentait hier soir l'émission "A vous de,juger" d'Arlette Chabot sur France2, j'ai été agréablement surpris par la teneur des débats. Il y' avait dans cette émission en direct, à la fois une confrontation des idées de la part des invités, mais également un respect des positions de chacun. La fraîcheur de l'émission tenait avant tout du direct qui est un format assez inhabituel à la télévision.

Les invités étaient pour la majorité Nathalie Kosciusko-Morizet l'actuelle secrétaire d'état de jean Louis Borloo, pour l'opposition Julien Dray candidat au poste de premier secrétaire du parti socialiste - Pour les journalistes, Catherine Nay d'Europe 1 et Jean-François Kahn, le fondateur de Marianne. Elie Cohen jouait son éternel rôle d'économiste sur les plateaux télévisés.

Ce débat faisait suite, pour la première partie de l'émission, à la journée de
grève bien suivie dans l'enseignement de l'aveu même du ministère, et à la déclaration de Nicolas Sarkozy  qui a suivie :"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles".

Julien Dray, à juste titre s'est insurgé de ce passage en force qu'essaye de faire une fois de plus le gouvernement le président de la république à chaud juste après la manifestation - Et c'est effectivement un mauvais choix pourquoi ?
-Nous allons rajouter une couche législative à notre arsenal judiciaire, et ceci dans quel but ? nous aurons droit à l'accueil de nos enfants à l'école, très très bien, et après ? ce n'est pas parce que ce sera un droit demain qu'effectivement cet accueil aura bien lieu. Et nous allons faire quoi si ce n'est pas le cas: porter plainte contre la mairie ? bref on voit rapidement l'inefficacité de cette couche législative supplémentaire qui va pourvoir en plaintes nos tribunaux.

C'est donc une fois de plus un espèce de bouillonnement explosif, ou un pétage de plomb auquel nous venons d'assister de la part de Nicolas Sarkozy qui ne joue pas encore son rôle de président. En quoi son intervention était-elle utile? ne pouvait il pas laisser le premier ministre s'en charger pour arriver aux mêmes fins ?

Bref, sur le style Sarkozy, NKM dans un sourire amusé a rétorquée à Arlette Cahbot :" Nicolas Sarkozy, c'est le style direct, point barre", Julien Dray y est allé de son petit supplément : "Sarkozy, il ya eu tromperie sur la marchandise, il doit en tant que président davantage se retenir".

Nous avons également eu droit de la part de Catherine Nay à un cours d'horoscope qui m'a laissé assez pantois au sujet des rapports conflictuels entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, bref certains journalistes sont également crédules. Elle trouve également que la baisse dans les sondages de Sarkozy est une bonne chose....car le président va pouvoir continuer à faire passer ses réformes sans se préoccuper des sondages . Un CQFD de la part de la journaliste très à droite, et très anti-35h, d'Europe1 qui m'a laissé également sans voix.

Dans la seconde partie de l'émission, le sémillant JFK a fait prendre un peu de hauteur au débat avec de vraies questions sans réponses à l'heure actuelle sur la méthode Sarkozy. La majorité effectivement, depuis l'an dernier, lorsqu'elle entend des voix discordantes sort systématiquement un carton rouge à ses détracteurs sur lequel est inscrit :
Regardez le, lui ne veut pas réformer.
Bref une recherche classique de bouc émissaire qui clôt le débat - Et cela est un vrai problème pour ce gouvernement qui ne sait pas encore se remettre en cause sauf sur la forme. Or c'est bien le fond de ces réformes qui choquait ces 200.000 à 300.000 enseignants qui étaient dans la rue hier, ce n'était assurément pas la dernière tenue de soirée de Cécilia ou de Carla. Bref une fois de plus le gouvernement ne s'est pas senti concerné par cette grève et c'est un camouflet que Nicolas Sarkozy a infligé aux organisations syndicales et aux professeurs en grève. Il n'en à plus les moyens mais il fait comme s'il était encore en état de grâce.

la réponse sur ce point de NKM est sans surprise, elle a donc ressortie l'argument de choc qui tient lieu de justification présidentielle depuis le début de l'année : Les Français ont voté pour Nicolas Sarkozy, ils veulent que les effets de réformes se fassent sentir plus vite. Allez je vous passe de la pommade à l'effet placebo sur vos arguments et vous n'avez plus rien à dire. Cela est choquant sur le fond car depuis trois mois ce gouvernement présidentiel devient de plus en plus autiste à la réalité des Français.... parce qu'ils ont votés pour Sarkozy en 2007. Cet argument léger tient encore la route, mais qu'en sera t'il dans un an ?

Bref, j'ai eu beaucoup de plaisir à voir notre manège politique s'agiter sous nos yeux hier soir avec un semblant de sincérité au fond des voix. Une remarque mineure est à faire à l'encontre d'Arlette Chabot qui a été  excellente hier soir: seuls les livres des invités présents sur le plateau ont été présentés (C.Nay, J.Dray et JFK), cela m'a laissé un goût amer à la bouche. Je pensais en effet au livre d'Olivier Bonnet, blogueur pourtant bien moins connu qui vient de sortir
"sarkozy, la grande manipulation" sur lequel, rien n'a été dit.
  
                                               Un nettoyeur du Medef




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Dimanche 27 avril 2008
Comme je le remarquais hier, le sondage d'Opinion Way qui a permis à Claire Bommelaer, journaliste au Figaro de titrer : Sarkozy a séduit 49 %des Français était simplement Faux, tout comme celui de l'Ifop. France 2 vient de reprendre ce soir au 20 h celui du Parisien qui titrait : Sarkozy n'a pas convaincu.

Les chiffres sont donc les suivants, après maintes tentatives de manipulations diverses et variées : 52 % des Français n'ont pas trouvé le chef de l'état convaincant et 36 % des français l'ont jugé "très" ou "assez" convaincant.






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Dimanche 27 avril 2008
A la lecture de Marianne ce Week-end et grâce à l'article "révélation sur le train de vie du Président", nous apprenons une fois de plus les basseses financières du président, rien de neuf sous les tropiques me direz-vous, c'est cependant un verbatim des meilleurs échanges du président sur les sujets budgétaires de L'Elysée. Certains passages sont issus du livre de Renaud Dély et Didier Hassoux Sarkozy et l'argent roi. Je vous les conseille fortement, c'est un bon moment de lecture peu enrichissant mais extrèmement révélateur de l'état d'esprit de notre président.

Nicolas Sarkozy n'a pas réussi son
exament de passage au sujet du pouvoir d'achat des Français lors de son interview de jeudi dernier, par contre ce livre arrive à nous convaincre qu'il a réussi par deux fois à améliorer significativement son pouvoir d'achat personnel depuis 12 mois.

Ce bouquin  précéde
deux autres brûlots qui débarquent également dans les bacs. Le premier est de Thierry Desjardins, ancien directeur adjoint du Figaro, il vient de signer Galipettes et Cabrioles à l'Elysée, Le second de François Léotard, ancien ministre et président de l'UDF qui vient de publier Ca va mal finir. Tous deux se mordent les doigts d'avoir aidé Nicolas Sarkozy a devenir Président et ils l'écrivent.

Nous ne dévouvrons rien de nouveau sur l'Homme à la tête de l'état, par contre la décompensation d'un centristre idéaliste pur sucre qui s'est trompé sent le fiel, et les regrets d'une plume de noblesse déclarant avec emphase et dégout :
Sarkozy en «président yuppie», affichant «ostensiblement ses goûts de luxe comme un patron de bistrot qui vient de gagner au loto» me font énormément plaisir.





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Samedi 26 avril 2008
Deux sondages viennent de paraître au sujet de l'intervention de Nicolas Sakozy jeudi soir. Le premier a été publié par le Figaro et il nous dit que "51 % des français n'ont pas été convaincu". Le deuxième vient d'être publié par le Parisien et il nous dit que "52 % des français n'ont pas trouvé le président convaincant".

Ces deux sondages d'Opinion Way pour le Figaro et CSA pour le Parisien sont donc très proches et ils confirment tous les deux que le président n'a pas réussi son passage à l'oral.

Ce qui est plus pitoresque dans ces sondages c'est que pour
Opinion Way 49 % des français ont été séduit par Nicolas Sarkozy, ce qui permet au Figaro de publier : Sarkozy a séduit 49 % des français.

Pour le Parisien, en revanche seulement 36 % des français l'ont trouvé "très ou assez convaincant", ce qui a permis au Parisien de titrer avec justesse :
Sarkozy n'a pas convaincu.

Et où sont passés les 12 % manquant du sondage du parisien pourrait on demander avec justesse ? et bien ces personnes ne se sont pas prononcées. Dans le sondage d'Opinion Way, nous trouvons une étrangeté, en effet tout les sondés se sont prononcés et 12 % ont été Tout à fait convaincu.

12% de sondés sont donc pour le président dans le premier sondage alors qu'ils ne se prononcent pas dans l'autre. Etrange...vous avez dit étrange ?

Il y'a fort à parier que les chiffres d'opimion Way ne sont pas honnêtes, car autant les chiffres des personnes n'ayant pas été convaincu par le président sont très proche 51 % contre 52 % dans les deux sondages autant les chiffres pro-Sarkozy sont très éloignés.

Un tour de passe-passe et hop Sarkozy est dans le pré, cette erreur vient d'Opinion Way ce coup-ci, cela commence à faire beaucoup pour cet institut qui n'en est pas à sa première contoverse.

La presse et les instituts de sondages sortent encore une fois peu grandit d'une telle manipulation des chiffres. Cette entorse déontologique supplémentaire montre si besoin en était que la concentration qui est en cours depuis bientôt un an dans la Presse nuit à l'information, qu'en pensez-vous ?


                   Certains sondages sont nocifs pour l'information et l'intelligence







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Vendredi 18 avril 2008
On connait la partialité et la créativité du Figaro concernant les commentaires des sondages réalisés par l'institut Opinion Way, deux bons exemples sont à découvrir ici et si ce n'est déja fait.

Le Figaro-Economie titrait donc hier
Assurance-Chomage: le "oui mais" des Français, il cite comme référence à cet article un sondage réalisé par Opinion Way qui reste introuvable à l'heure qu'il est sur le Figaro et sur l'institut de sondage.

Que dit cet article?
A la question :
Un chômeur doit-il avoir «l'obligation d'accepter un emploi, même moins bien rémunéré, après deux offres de L'ANPE en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, sous peine de perdre son allocation-chômage» (je fais confiance au Figaro pour l'intitulé de la question qui n'est de toute façon visible nulle part), 62 % des Français sont «tout à fait ou plutôt favorables» à cette affirmation.

Voilà pour le volet oui du "oui mais" de l'article, pour
le volet "mais" de cette belle expression inventée par VGE au début des années 70, nous découvrons un peu plus bas dans l'article que Seulement 23 % d'entre eux pensent que «les conditions dans lesquelles les chômeurs pourront refuser un certain nombre d'offres d'emplois doivent être définies par le gouvernement»

Bref, 77 % des Français ne font pas confiance au gouvernement quant à la mise en place d'un tel carcan administratif, pesant sur les entreprises et les chomeurs. C'est une autre façon de voir les mêmes données de cet article.

Le "oui mais" du titre de cet article pour le moins précautionneux de ses sources, pourtant inxistantes, aurait bien pû être transformé en "non mais" sans que le fond de cet article n'eut été modifié.

                                                     Presse papier ?



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Vendredi 28 mars 2008
Mon billet le plus lu en 2007 s'appelait Le Figaro travestit l'information, il a reçu 3816 visites depuis le 10 septembre 2007. Sarkofrance nous a démontré aujourd'hui que la leçon n'a pas été tirée au Figaro puisqu'une autre faute grave vient d'être commise.

Le Journal a titré dans un premier temps: Pour 58% le style Sarkozy a changé en bien. Soit, la vérité était plus proche de 58 % de l'électorat de Nicolas Sarkozy a trouvé que son style a changé en bien soit...58% de 49 % des sondés ...c'est à dire seulement 28 % des Français. Ce journal d'opinion confond un peu plus son lectorat et l'opinion Française, cela fait froid dans le dos à la déontologie qui n'a pas encore bronchée.
Cette affaire est donc en soit très grave pour un journal qui est un quotidien national d'opinion de référence.

                                        le cliché pris par SarkoFrance ce matin




                                  Le même cliché sur le même article ce soir à 18h57 :


Certes, la vérité n'a pas changée d'un iota nous avons toujours 28% (page 12) des Français qui trouvent que le style Sarkozy a changé en bien. Nous avons donc un mensonge remanié modestement puisque nous passons de 58 % à une moitié des Français, nous sommes toujours dans la manipulation de masse.
Mais shut, n'en parlez pas trop celà finirait par se savoir et la déontologie pourrait finalement se reveiller au Figaro.


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Lundi 10 septembre 2007

En lisant cet article du figaro du 14 août : 63 % des Français veulent travailler après 65 ans ici . Je restais assez surpris par ce chiffre que je trouvais assez important. 
L'article fait référence à un sondage CSA réalisé début août sans plus de référence, je suis donc allé voir le sondage en question j'ai donc bien retrouvé les chiffres du sondage des 01 et 02 août qui correspondent totalement à l'article du Figaro mais avec une nuance importante.

En effet le CSA ne demande pas : souhaitez vous travailler après 65 ans comme le laisse supposer l'article du Figaro mais :
Seriez-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt pas favorable ou pas favorable du tout à ce qu'un salarié puisse travailler après 65 ans s'il le souhaite ?

Il me semble que le journaliste qui a retranscrit ce sondage a dévoyé la réalité, en effet comment ne pas voir que suivant que l'on pose la question pour soit-même ou pour une personne qui le souhaite, la réponse ne soit (certainement) fort différente.

C'est manifestement un faute destinée à tromper le public, de la désinformation pure.
Et cela dans un contexte de renégociation des Régimes spéciaux, on pourrait dire que cet article est un facilitateur de réforme.

Pour information le CSA (institut de sondage) nous informe aujourd'hui que :

"Le 11 septembre 2006 le groupe Bolloré entrait dans le capital de CSA" et  plus loin "Le groupe Bolloré aura par la suite (à l'échéance de 2008 / 2009) vocation à devenir majoritaire au sein de CSA"

Je vous laisse juger de vous même de cette information à un moment où l'on parle de concentration abusive dans la presse financière.

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