Je me demandais hier pourquoi j'ai cette tendance, que certains qualifieront de politique, d'autres de psychologique, à systématiquement défendre les faibles et les
opprimés dans toutes les situations qui se présentent à moi ?
C'est une vraie question sur laquelle je n'ai pas de réponse en l'état actuel de mes connaissances (de moi-même). Cela viendra peut être un jour.
En attendant, je suis certain que Beaucoup de personnes ne partagent pas ce tropisme, que je qualifierais du Faible. En effet une majorité d'entres-nous répond
souvent à l'appel pour promouvoir le "Fort", quelles que soient les situations sociales envisagées, au détriment du faible.
La justification d'un tel choix est souvent dictée à ces personnes par la connaissance vague d'une "séléction naturelle" qui agierait ainsi. Darwin est souvent cité
en rappel afin de calmer les esprits frondeurs sur ce sujet. Alors qu'il a avoué s'être trompé par la suite, mais le mal était fait, et cette idée fausse semble toujours d'actualité
Et selon ce principe, la séléction oterait toutes chances aux espèces "mal nées" pour survivre et trierait la bonne graine de l'ivraie "naturellement". Cela peut
paraître très schématique, et presque grossier, mais je suis persuadé que le ressort de bon nombre d'entres-nous repose sur des fondations de ce type. Un espèce de laisser-aller sur les idées et
les agissements du moment, surtout si on se pense faire partie du mouvement.
Le capitalisme est aussi envisagé avec ce type de raisonnement chez nos libéraux pur-sucre pour lesquels tout devrait s'ajuster automatiquement par on ne sait quelle
magie mystérieuse venue d'on ne sait trop où, pour régler tout les problèmes ( y compris ceux sur lesquels il ne gagnent pas encore d'argent, c'est à dire la sécurité sociale).
Mais je suis persuadé que ce ressort "primal" fallacieux est une des pistes pour ce tropisme fort.
Une autre piste pour ce tropisme de la Force pourrait être illustré avec les propos du Député Mariani pour l'affaire du dépistage génétique de parenté des enfants
Etrangers.
Comment une personne à prirori intelligente arrive toujours à marteler que ce dispositif est indispensable alors que :
L'opposition s'est rassemblée et a joué un rôle à la hauteur de sa présence à l'assemblée
Les représentants de diverses relegions se sont exprimés à maintes reprises contre cette lois.
De nombreux députés de la majorité sont hostiles à cette loi.
Beaucoup d'amendements ont été réalisés sur ce projet de lois le rendant pratiquement inapplicable.
Il semble qu'en l'état actuel des choses, La raison a été dépassée par la passion politique, les ressorts de la raison ne font plus foi dans cette affaire. La
démarcation entre raison et passion a été franchie sur ce sujet et il n'y a plus de retour possible pour les initiateurs de cette mauvaise affaire à tout point de vue. La « non
humiliation » en public prend le dessus avec ses aspects partisans de la plus profonde mauvaise foi afin de "sauver" son proche plutôt que de céder à la raison ou au pragmatisme.
Le choix va être vite vu, une très mauvaise loi inapplicable plutôt qu'un choix raisonné. C'est peut être le propre de la politique Française et c'est à coup sur, à
chaque fois que le rubicon est franchi, une mauvaise chose pour notre république qui sera taxée ensuite d'inefficacité à juste titre. Un autre aspect malsain de ce type de fonctionnement est
l'empilement successif rendant les lois non seulement inefficaces mais incompréhensibles du public.
Ce tropisme de la Force s'égare donc, et la lutte paraît inégale. Cependant l'analogie entre la Démocratie (pouvoir mou, assimilable au tropisme Faible) à la
Dictature (pouvoir fort assimilable au tropisme fort) laisse présager que cette majorité silencieuse pourrait changer.
J'attribue davantage la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidence de la républiqueà ce ressort là, qu'à n'importe quelle autre proposition de type cartésien qu'il
aurait formulé durant la campagne.
Je viens d'effleurer un sujet qui me passait par la tête ce soir et qui me travaillait depuis plusieurs jours, je pense que c'est un sujet fécond et assez créatif
sur la méthodologie de penser.
Wassily Kandinsky
