Des pages de l'audition de Jérôme kerviel sont en ligne sur le Monde, au delà de l'ascension sociale que
souhaite démontrer le quotidien au travers du cheminement du jeune homme par le back office, le middle office puis le domaine-roi des Traders: le Front-office. Nous voyons défiler la vie,
l'ascension sociale et la perversité du capitalisme qui se donne à 100 % pour ses conducteurs de flux les plus zélés.
L'ascension de Jérôme Kerviel est liée uniquement à ses résultats comme il le dit très bien durant son audition :
Question des policiers : pourquoi est-ce que la hierarchie est restée silencieuse ? Réponse de Jérôme Kerviel : "Car je générais
du cash, donc les signaux ne sont pas si inquiétants que cela. Tant que nous gagnons et que cela ne se voit pas trop, que ça arrange, on ne dit rien."
Tout est dit, nos n'avons pas à chercher plus loins les motifs: l'appât du gain individuel (nous parlons de 300 000 Euros de primes pour 2007) et une certaine revanche sociale.
Cette revanche l'envoie prendre de plus en plus de risque pour rattrapper les autres au plus "vite", et les risques maitrisés deviennent non maitrisés avec 4 jours de congés pris
en 2007...et une tension permanente à la hauteur des enjeux.
Travailler plus...pour gagner plus ...ou moins suivant les cycles financiers.
Les outils sont également connus, la société générale est le leader incontesté des produits dérivés (type click options pour les particuliers...), les programmeurs et l'informatique sont donc en
pointe à la Socgen pour prendre davantage de risques afin de rapporter davantage d'argent à la société et aux actionnaires. Ces mêmes actionnaires ne disent rien durant 6 ans
laissant le cours passer de 53 euros à 155 euros en 2007 avec forcément des risques pris et
assumés.
La créativité financière alliée à des mathématiciens passés à la Finance (Dauphine à la côte sur ce marché mondial de excellence) ont générés des outils d'une sophistication incroyable dès le
début de la décennie. Une fois la purge de 2001 passée, l'exubérance irrationnelle des marchés comme disait Alan greenspan a repris le dessus.
La recherche de la fortune personnelle...une quète sans fin et là se situe ertainement le génie intrinsèque du capitalisme mondial qui pratique le darwinisme social à un degré d'extrémisme
incontrolé. Comme disait sartre à quelques mots près le salaud c'est celui qui prend toute la place disponible. Le captialisme s'est donc donné durant 7 années à ses meilleurs
Génies en leur offrant des primes à la hauteur de leurs risques et de leur créativité.
Toréador dans un réflexe légitime et
rationnel souhaite que l'état reprenne le commissariat aux comptes de ces banques véritables mastodontes financiers. D'autres parlent de séparer la banque de détail de la banque d'affaire... des tentatives saines et
rationnelles de régulations pour un outil qui de l'aveu même, de l'un de ses plus grand apôtre de la FED est désormais irrationelle.
Nous pouvons essayer de "dompter" la Finance, le meilleur facilitateur du capitalisme mondial en créant des règles, lois et outils de contrôle divers et variés, ceux-ci viendront toujours à
contretemps de cette machinerie qui se nourrie de de l'homme via sa créativité et son avidité.
J'ai bien peur que ces pulsions ne soient les plus fortes ces temps-ci, ce qui ne nous empèche évidemment pas d'essayer d'encadrer ces pratiques pour le moins éloignées de nos pratiques
quotidiennes de l'argent.
Tostaki
Nous survolons des villes
(des) autoroutes en friche
diagonales perdues
et des droites au hasard
des femmes sans visage
à l'atterissage
soyons désinvoltes
n'ayons l'air de rien
para la queja mexica
este sueno de america
celebremos la aluna
de siempre, ahorita
et les branleurs trainent
dans la rue
et ils envoient ça aux étoiles
perdues
encore combien à attendre
combien à attendre
combien à attendre
encore combien à attendre
encore combien à attendre
tostaky
le fond du continent
l'or du nouveau monde
pyramides jetables
hommes d'affaires impeccables
quand la pluie de sagesse
pourrit sur les trottoirs
notre mère la terre
étonne moi
para la queja mexica
este sueno de america
celebremos la aluna
de siempre, ahorita
pendre les fantomes
cortez
et pourrir à l'ombre
cortez
de l'Amérique vendue
à des girophares crus
pour des nouveaux faisceaux
pour des nouveaux soleils
pour des nouveaux rayons
pour des nouveaux soleils
aqui para nosotros
aqui para nosotros
aqui para nosotros
aqui para nosotros etc.
tostaky
bien recu
tous les messages
ils disent qu'ils ont compris
qu'il n'y a plus le choix
que l'esprit qui souffle
guidera leurs pas
qu'arrivent les derniers temps ou
nous pourrons parler
alors soyons désinvoltes
n'ayons l'air de rien
soyons désinvoltes
n'ayons l'air de rien
soyons désinvoltes
n'ayons l'air de rien
soyons désinvoltes
n'ayons l'air de rien
Patrick Bateman est American Psycho de breat easton Ellis
