e candidat du Front national Jean-Marie Le Pen a ciblé ses attaques, dimanche 8 avril, sur son adversaire de l'UMP Nicolas Sarkozy. "C'est un candidat qui vient de l'immigration, moi je suis un candidat du terroir. C'est vrai qu'il y a une différence, un choix qui peut être considéré comme fondamental par un certain nombre de Français", a-t-il déclaré lors du Grand rendez-vous Europe 1/TV5 Monde et Le Parisien-Aujourd'hui en France, faisait allusion aux origines hongroises, par son père, de M. Sarkozy. "Lui-même s'en est servi comme argument" pendant la campagne, a-t-il souligné. Il a également jugé que l'avance de M. Sarkozy dans les sondages l'avait amené à dire "beaucoup de choses, quelquefois un peu absurdes, comme celle sur les gènes". Le candidat UMP "a repris les vieilles thèses du XIXe siècle sur le criminel-né", a-t-il commenté à propos des déclarations de M. Sarkozy sur le caractère inné de la pédophilie ou de la propension au suicide. LE SYNDICALISME FRANÇAIS "DÉBILE ET IRRESPONSABLE" M. Le Pen a par ailleurs réaffirmé qu'il était persuadé d'être présent au second tour de la présidentielle, comme en 2002, ajoutant qu'il croyait "raisonnablement" être "au-dessus de 20 % ", soit nettement plus que ce que les sondages le créditent. Par contre, il n'imagine pas y retrouver la candidate socialiste Ségolène Royal. "Les candidats d'extrême gauche risquent de faire 15, 16, 17 % [à eux tous]. Dans ces cas-là, la candidature de Mme Royal est condamnée", a-t-il souligné. Mais au cas lui-même ne serait pas présent, il a annoncé qu'il donnerait sa consigne de vote "le 1er mai". Enfin, le candidat frontiste s'en est pris au syndicalisme français qu'il a qualifié de "débile etirresponsable", alors qu'il le souhaiterait "fort" et "responsable". S'il était élu président, il reviendrait donc sur la représentativité actuelle des partenaires sociaux "pour rendre la liberté au syndicalisme". |