Nicolas Sarkozy est un affectif, cela n'avait sans doute échappé à personne. Il assume cet affect avec une très grande réussite.
Hypothèse comportementale:
Une autre hypothèse que l'on peut formuler au sujet de cet homme est de le penser malade et victime de troubles bipolaires. Il semble en effet souvent subir ses pulsions comme s'il était perpétuellement en phase maniaque depuis maintenant
pratiquement un an. Si cette hypothèse était exacte, il serait jubilatoire de voir un homme victime de troubles psychiatriques vouloir sans cesse alourdir l'arsenal judiciaire et pénitencier contre les personnes victimes de troubles psychiatriques...cela ne manquerait pas de piment. Je conserverais donc cette hypothèse tout au long de cet article.
Il n'y aurait donc que deux choix possible dans la "famille éléctorale Sarkozienne" tu l'aimes ou tu es contre elle. C'est comme cela qu'il semblerait envisager les rapports
humains; une espèce de dualité dont le rapport à autrui ne s'articulerait qu'autour de lui, et par lui.
Sa dialectique interne n'aurait cure de raisonnements trop abstraits, elle tournerait autour de quelques mots qui se feraient écho entre-eux: victoire, séduction, manipulation, action,
popularité, baiser, clivage, transgression.
Nicolas Sarkozy, président de la république: un don de l'homme à la fonction grâce au corps de l'homme. Emparez-vous de moi et mangez-moi semblerait-il nous intimer lors de cette phase maniaque que nous connaissons depuis bientôt un an. Nous
consommons dans les médias, au sens littéral depuis mai 2007, Nicolas Sarkozy petits morceaux par petits petits morceaux comme un supplicié du pouvoir qui s'est donné corps et âme aux machoires du
peuple, qu'il pense ainsi mieux dominer tant la peur est grande de lui parler.
Cette hypothèse de maladie bipolaire est assez prolixe en descriptions de ses comportements actuels, je vais cependant ne m'attarder que sur un des aspects fondateurs de notre république :
la Laïcité.
religion et laïcité
Un très bon article de Raphäel Anglade du 05 mars 207 est à lire en introduction, il nous parlait
des relations de notre président avec quelques religions et sectes.
Tout d'abord dans le plus pur style maniaque, Nicolas Sarkozy charge la Laïcité Jeudi 17
janvier avec une virulence qui a provoqué à juste titre des réactions appuyées dans le landerneau médiatique. Le trotskiste de dernière heure, Laurent Fabius, a justement fait valoir ses vues sur le sujet. La réactions a été d'une virulence à la hauteur de son propos, il en tire la conséquence et le 18
janvier, il n'infirme pas ce qu'il a dit mais il affirme le contraire de son propos du jour
précédent. Ce qui n'est pas pareil.
Christian Terras, directeur de la revue Golias, estime que « Sarkozy réimplante quelque chose qu’on croyait d’un autre
âge ». « Même s’il affirme ne pas vouloir remettre en cause 1905, le projet de Sarkozy violera 1905 », explique-t-il. Décryptant les emprunts idéologiques à Le Pen et Maurras, il
estime que Sarkozy est porteur d'une «vision fondamentaliste et intransigeante du catholicisme dans son rapport au monde».
Sarkozy n’est pas un intellectuel, c’est un pragmatique. Et sur la question religieuse, il en est à la religion de son enfance.
Nicolas Sarkozy s’est glissé dans le lit du corps ecclésiastique, comme chanoine de Saint-Jean-de-Latran.
Les pulsions maniaques du président l'on poussées à vouloir nous convertir à sa foi et à changer notre cadre laïque; un des socles de notre
démocratie est sans aucun doute la laïcité, celle-ci a été un modèle en particulier pour la Turquie au début du XXème siècle. Ce modèle lui a plutôt réussi au regard de ses voisins semble t'il.
Alors Changer, oui mais pourquoi au juste changer ?
Je pense que notre président souffre d'un manque de confiance en lui, à cause de ses pulsions et que cela date de son enfance, changer pour ressembler au grand-frère Américains qui lui est un
modèle mondial, encore un flash enfantin qui revient à la charge. Changer pour devenir un bon Chrétien qui croit en son guide. Il confond davantage son intime conviction et celle des Français, il
voudrait nous convertir qu'il ne s'y prendrait pas autrement, les ficelles sont grosses de prime abord...il reviendra à la charge plus tard, comme il le fait
habilement depuis le début de son mandat.
Cela ressemble à une image d'Epinal tirée de l'officiel des spectacles Etats-uniens. Que l'on ne se trompe pas, nous lui avons fait "pan" sur les doigts, mais il n'a pas changé de convictions, il y
reviendra c'est une certitude.
Projection de la Laïcité sous Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy est déconcertant et imprévisible à court-terme, mais à moyen terme ses biais psychiatriques le ramène sur les mêmes thèmes et il est donc assez prévisible. Il ne fait donc pas de
doute que sa conviction enfantine de la religion, ce flash qui a dû le marquer enfant va faire office de direction inconditionelle durant son mandat.
Un futur enviseagable et dans lequel pourrait tomber aisément Nicolas Sarkozy est le créationnisme, c'est une version
de la création de la vie dite de l'entropie "forte" mais plus largement connue sous le label dessein
intelligent. Cette théorie remêt en cause la science et la Théorie de Darwin en particulier pour nous faire avaler des contre-vérités.
C'est un dogme et non une science, j'introduis cette notion maintenant car elle me semble importante.
Car G.W Bushplaide régulièrement pour ce dogme infertile du point de vue scientifique, et un de
ses successeurs potentiel aux primaires Républicaines, le pasteur Mike Huckabee, défend cette "fausse Théorie" à la mode
outre-Atlantique. Ce néo-dogme oecuménique est défendu par près de 64 %
des Américains.
Bref ce début de XXIème siècle est Sarkozien, et ses amis vont se charger de nous faire penser lentement, mais surement, qu'il doit être ainsi au risque...de ne pas être.
La Laïcité est pourtant le plus bel outil en réponse au dogme religieux. En effet les religions n'ont pas, dans l'histoire de leurs inventions par leurs créateurs, la possibilité
de se remettre en cause. Elles ne sont donc pas susceptibles d'évoluer au rythme de l'Humain. Le passé et le présent nous fournissent tous les exemples pour voir que la religion en tant qu'unique
entité au pouvoir ne réalise que des horreurs pour l'homme.
La Laïcité sous ce quinquennat n'est donc pas à la fête. C'est
pourtant le seul outil qui permet de mettre des mors au dents de l'administration religieuse. Les religions sont excellentes à condition d'être muselée par l'état avec la
laïcité.