"La poursuite des trajectoires actuelles conduit inéluctablement à ces points de basculement, indique le PNUE. C'est là que le travail de modélisation intervient.
Les experts ont défini quatre scénarios, selon le type de politique suivie.
Dans le premier, l'Etat s'efface au profit du secteur privé, le commerce se développe sans limite, les biens naturels sont privatisés.
Le deuxième scénario se base sur une intervention centralisée visant à équilibrer une forte croissance économique par un effort pour en limiter les impacts environnementaux et sociaux.
Une troisième voie serait de privilégier la sécurité pour répondre aux désordres civils et aux menaces extérieures : un effort important y serait alors consacré.
Enfin, la quatrième option est celle d'une société faisant le choix de la durabilité par l'environnement et l'équité, dans laquelle les citoyens jouent un rôle actif.
La modélisation permet de mesurer l'influence sur l'environnement de chacun de ces quatre scénarios, à travers la consommation d'énergie, les émissions de polluants,
le type d'activité agricole, les prélèvements d'eau et de nombreux autres paramètres." Le Monde
La conclusin du rapport est assez surprenante :
Le quatrième scénario apparaît préférable du point de vue social et écologique, tandis que le premier (privatisation), s'il assure la croissance la plus
forte, se traduit aussi par un impact environnemental jugé insupportable, tout en générant les plus grandes inégalités. Dans ce cas, "l'environnement et la société se rapprochent rapidement
du point de basculement, voire le dépassent".
Cette conclusion m'interpelle, elle me rappelle simplement notre quotidien et son flot de désolations qui nous parviennent par médias interposés.
