Nous savons que la censure a pris une forme beaucoup plus policée et fine (merci Mr Chomski ) dans nos démocraties modernes et que celle-ci est beaucoup plus efficace
que l'ancienne. D'ailleurs le parallèle entre l'ancienne et la nouvelle censure et le colonialisme / néo-colonialisme financier sont assez symptomatique de l'évolution de nos sociétés.
Tout doit être lisse afin que le ronronnement de la consommation ne s'épuise pas; à coup sur, la planète s'épuisera avant, bref un monde asseptisé dirigé (encore) par nous les
occidentaux.
la censure de masse étant ce qu'elle est, nous venons de découvrir la censure esthétique afin de faire davantage correspondre ceux qui nous refilent la pensée unique (d'ailleurs dénigrée par eux)
au canons de beauté en vigueur du moment.
Donc le canon actuel... mais je n'ai pas besoin d'en rajouter il suffit pour cela de regarder la devanture de nos kiosque à journeaux pour connaitre nos moeurs actuels. Cela dit cette mode n'a pas toujours été en vigueur en effet sous Louis XIV, la mode était plutôt aux formes disont généreuses)
Voici donc deux photos, la première diffusée par Reuters, une agence de presse :
Nous voyons donc Nicolas Sarkozy en train de faire une balade en kayak en vacance aux USA, rien de spécial me direz-vous. regardez tout de même le bourrelet sympathique un peu au dessus du
shortà droite, vous le voyez ?
Maintenant cette même photo reprise par Paris-Match:
Le bourrelet a disparu, sans doute sous le poids des photos à défaut de faire des mots de poids.
Le patron de Paris-Match est Mr Lagardère, un ami personnel du président de la république.
Paris-Match a répondu à l'express cela : «La position sur le bateau exagérait cette protubérance. En allégeant les ombres, la correction a été exagérée en
photogravure.»
L'express nous révèle en ligne que L'Elysée n'a "évidemment" donné "aucune instruction" pour que la photo de Nicolas Sarkozy lors de ses vacances américaines, publiée par Paris-Match, soit retouchée, de façon à
atténuer un bourrelet à la taille.
Une belle polémique de vacance non ?
Libération, l'Express et paris-match y ont pris part, en attendant peut-être d'autres développements à cette pichrocoline affaire.
Je vais donc satisfaire aujourd'hui, et ce jusqu'au 25 août, à ce besoin annuel vital et très Français: les vacances.
Et avec quel plaisir je me jette là dedans.
Un plongeon de liberté (re)trouvée dans l'univers du ludique, du rien-du-tout et du pas grand chose.
Mais voilà sans ce presque rien du tout, les vacances ne seraient pas les vacances, ce serait...des congés.
Bref les champs des possibles s'ouvrent à nouveau.
La logique mondiale du serpent qui se mort la queue s'y oppose certainement, alors laissons bosser les chinois pour que les Américains consomment ce qu'il ne possèdent pas et qui est financé
par.... les banques chinoises.
Revenons à notre individualité profonde, celle qui ne bouge pas au travers du temps, afin de puiser l'énergie salvatrice qui nous amènera là où va la vie.
Les vacances à Saint-Egreve, et il semble que ce soit rituel commencent par un lacher de basket.
Pour les
congés......
Pour les grandes vacances....
PS: si vous avez égaré vos baskets, vous pouvez laisser un post ici
Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd'hui avoir demandé la mise en place d'une franchise des dépenses de santé. Cette franchise sera de 50 centimes d'euro par boîte de
médicaments, de 50 centimes d'euro pour tous les actes paramédicaux et de 2 euros sur tous les transports sanitaires. Elle sera annuellement plafonnée à 50 euros par assuré. Selon le président de
la République, les familles modestes, les enfants et les femmes enceintes en seront dispensés.
Cette mesure devra permettre de financer la lutte contre le cancer et contre la maladie d'Alzheimer ainsi que les soins palliatifs, désignés le 20 juin comme des
"chantiers présidentiels"
le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé qu'il s'agissait d'"une mesure particulièrement inégalitaire", puisque son montant est
le même quels que soient les revenus du patient. Si cette franchise devait être confirmée, "on s'éloignerait un peu plus encore des principes de la Sécurité sociale"
C'est donc, sur le principe, le début de la fin de cette idée généreuse qu'a été la Sécurité sociale.
c'est à dire un financement salarié/employeur au service des hommes et femmes quelles que soient leurs maladies.
Le motif avancé est le financement de trois types de soins : les soins palliatifs, la lutte contre le cancer et la maladie d'Alzheimer. A n'en pas douter ce ne sont des arguments d'ordre affectifs pour mieux faire passer la mesure, c'est un écran de fuméee pour camoufler la raison exacte de cette décision.
Ce financement qui est cependant minime risque d'avoir une carrière heureuse et bien remplie tout comme la CSG et la CRDS en leurs temps. Nous mettons donc le doigt dans une machinerie qui privera
petit à petit de soins les familles modestes et les plus démunis, certes à pas mesurés mais avec certitude.
A quoi peut on attribuer cette décision qui ne répond pas aux besoins de la sécurité sociale actuellement, le sénat s'est en effet mobilisé voilà deux semaine pour presser le gouvernement de
rembourser 18 Milliards d'euros à l'organisme, le
Ministre sous pression a promis 5.1 milliards en octobre, argent de la privatisation des autoroutes (un actif de l'état va donc financer les dépenses courantes, ce qui prouve l'urgence du deuxième volet souhaité par le sénat) .
Le deuxième souhait du sénat était de réformer le système sur le fond, il va de soit que ce micro changement n'apporte rien de plus à la Sécurité sociale.
Je pense donc que Nicolas Sarkozy continue à se faire plaisir dans divers "faîts du prince" dans sa fonction et que son meilleur atout en ce moment est d'être l'opium du peuple.
Je ne pense pas que la sécurité sociale rembourse cette addiction.
Deux films seulement me viennent à l'esprit en ce moment : une hirondelle a fait le printemps de Christian Carion, Un film à contre-emplois très
touchant ainsi que Garde à vue de Claude Miller.
Un artiste nous a quitté, une pensée intime pour cet homme des planches, ancien séminariste.
Les médias vont bientôt se répandrent à son sujet, TF1 et consors ne vont pas tarder à nous faire vomir du bon sentiment et de l'audience.
Je ne sais qui a trouvé cette belle belle formule faisant écho au livre de Mitterand "le coup d'état permanent" écris dans les années 70, mais c'est une belle
trouvaille.
De la belle ouvrage, pour sur, "ce coup d'éclat", puisqu'il traduit à lui seul l'évolution de notre paysage politique actuel: la transformation ou plutôt la mue qui s'opère sous nos yeux.
Une subtile transformation de l'état en "éclat" s'est donc réalisée depuis le mois de mai.
Une évolution toujours plus libérale, toujours plus "people" toujours plus mondialisée par le bas, de plus en plus inégale sur les principes se réalise. Un glissement non seulement de notre
dialectique mais également de nos choix s'opère, lentement mais de façon certaine.
Tout cela assumé par le président et sa cohortes de disciples béni oui oui autant bigarrés qu'inexpérimentés.
Les infirmières Bulgares sont donc rentrées chez elles, il se dit qu'une rançon d'un million de dollar par enfant pour les 460 familles touchées a été versée par le Quatar.
Sarkozy a eu la couronne et les lauriers, il ne laisse à l'UE qu'un goût d'amertume diplomatique.
Il signe deux jours après un contrat pour une centrale nucléaire "civile" à ce même dictateur.
Il est discutable de livrer une technologie nucléaire à un pays si peu sur, mais outre ce débat qui a été ouvert par greenpeace. C'est de Real-politic qu'il s'agit, ce terme est d'ors et déja galvaudé puisqu'un délai de "carence"
entre ces deux affaires aurait du être respécté afin de camoufler le lien entre ces deux affaires. Nous sommes passé directement de la real-politic au cynisme plus classique cette semaine. A lire
cet article en Français sur un blog US là .
Quel a été le rôle de Kouchner dans cette affaire? il semble qu'il soit resté dans l'ombre de l'ouverture. La trahison initiale pesera sans doute sur lui et donc sur le poids de son ministère pour
le futur.
Le président se retrouve donc avec un premier ministre strapontin, des ministres inexpérimentés ou marqués par la trahison nommée pudiquement "ouverture", cela réhausse très certainement son
pouvoir et son champ d'action.
Nous pourrons noter le climat glacial de cette rencontre que souligne bien cette photo.
Nous assistons ces jours à une explosion médiatique de Nicolas sarkozy . Le 17 juillet le JDD très prolixe ces dernières semaines sur les faits et gestes de
notre président nous relate que "Le Tour de France, c'est un événement qui présente la France au monde entier, c'est une course qui fait
partie des petits bonheurs de noscompatriotes" ici
Il met la pression aujourd'hui sur le XV de france là
au sujet de coupe du monde qui a lieu le mois prochain, pendant que sa Femme revient pour la deuxième fois négocier en Lybie le sort des infirmières Bulgares toujours
sur le figaro . Ce matin les infirières ont été libérées, c'est une belle vicoire pour Nicolas sarkozy.
C'est sans doute pour cela que le Herald Tribune Europe se demande si le gouvernement Français n'a pas oublié de penser là en VO , un commentaire sur Libération est également
disponible ici .
Bref cela ressemble à une offensive publicitaire comme sait les orchester notre Président : là où nous ne l'attendons pas. Une fuite, bien sur, mais différente de celle du mois dernier; l'ivresse
du pouvoir semble être davantage le moteur de cette "nouvelle France d'après" qui ne semble être que le reflet d'un égo surdimentionné.
Quelque chose qui ressemble davantage à une maladie bipolaire avec ses phases maniaques, vécues ces temps-ci et avec des phases dépressives à venir (périodes Karcher).
Cela à le goût de la maladie bipolaire, ennivrons nous .
Un quinquennat bipolaire semble s'ouvrir devant nous, à nous les coïts incessants avec ses grandes descentes aux enfers.
A défaut de parler pour l'éternel, ce qui ne l'intéresse pas d'ailleurs, Nicolas sarkozy s'est fait le chantre (cf le Robert : Personne qui chante, qui
célèbre.) une nouvelle fois de l'ouverture devant l'UMP.
Très exalté selon Libération ,Il a ironisé sur sa dernière «prise», Dominique Strauss-Kahn, «le seul qui soit moderne» au PS. Un parti qui «colmate les brèches du bateau tandis que nous hissons les voiles avec François Fillon».
Il a incité les élus à «poursuivre l’ouverture» qu'il considère donc non pas comme tel mais comme un prise au sens agressif et guerrier du terme.
Le premier ministre, qui a désormais un poste de strapontin ne peut qu'opiner du chef. Jack Lang, qui vient d'entre dans ses nouvelles fonctions au seins des treize sages chargés de rénover nos
institutions, propose de supprimer le poste
de premier ministre.
Le Parti Socialiste étant déormais "en-cours de rénovation" et peut être pour longtemps en est à ses frais.
Une journée chaude aujourd'hui sur Grenoble, les news ne sont guère rafraichissantes.
VGE lache les chiens sur le nouveau
texte de constitution Européenne en projet, selon lui : «la forme aura été modifiée, ce qui était difficile à comprendre sera devenu impossible à
comprendre»
Pour continuer dans la veine politique Européenne, sur coulisses de Bruxelles, Jean Quatremer nous dresse le portrait d'une Belgique toujours sans gouvernement depuis les
dernières éléctions voilà un mois. Une situation pas banale et qui enfonce davantage le Pays dans ses veiux démons de scission.
La justice etat-unienne nous rappele à l'envie qu'elle n'a souvent rien à envier aux régimes totalitaires, en effet en plus d'appliquer la peine de mort, elle inflige
à Troy Davis une peine inhumaine:
il est dans le "couloir de la mort" depuis 16 ans. Outre le fait qu'il est peut être innocent, en effet 7 jurés sont revenus sur leurs déclarations en
invoquant des pressions policières, il a subit pendant ces 16 années une torture morale aisément compréhensible par tout être humain.
Il devait être exécuté aujourd'hui, mais la décision des grâces de Géorgie a décidée de repousser son éxécution de 90 jours.
Chez nous et bien plus terre-à-terre, le paquet fiscal suit son bonhomme de chemin
puisque les sénateurs l'examineront à partir du 25 juillet.
Une autre libéralisation Fiasco, celle du 118..., en effet selon l'UFC Que choisir, nous payons beaucoup plus
cher maintenant qu'avant.
Bon réjouissons nous les religieux iraniens jouent à la console vidéo et Nicolas Sarkozy a laché les médias du moins pour cet après-midi.
Et Paris Hilton se refait une image de jeune fille sage après ses déboires judiciaires.
Ces deux infos sont assez éloignées mais peut être pas tant que cela finalement.
J'en cherche le fil conducteur pour mon prochain billet.
Nicolas Sarkozy a passé son examen oral sur les institutions Jeudi 12 Juillet à Epinal, le discours indisponible sur le site de l'Elysée est disponible
cependant ici
Nous pouvons tout d'abord nous demander pourquoi un discours à Epinal, la réponse ne tarde pas puisque dès le début du
discours nous avons la réponse :
En 1946, le Général De Gaulle était venu ici à Epinal. Il avait déclaré : " il faut que le chef de l'Etat en soit un (…). Il faut que le gouvernement en
soit un (…). Il faut que le Parlement en soit un. "
Le président Sarkozy se place donc en filiation directe avec l'ancien Président dont l'aura est à ce jour presque intacte à gauche comme à droite. Un bon point d'entrée de jeu pour son propos à
venir.
Concernant nos institutions, il nous confirme sa position de campagne : "Je ne tournerai pas la page de la Ve République.", les choses sont claires, exit les
propositions de F Bayrou d'une 6ème République et de certaines personnalités de Gauche.
Une synthèse de la france de "toujours" est ensuite réalisée avec le couple France-Etat qui revient à huit reprises dans le discours, et "le génie du général de Gaulle" à cinq reprises, il se place
donc en garant de cette France là. Puis l'argument massue tombe :
La Ve République a sauvé la République
Le président devenu au fil du propos
le Fils du Général, créateur de la 5ème République, pour mieux appuyer son propos, la 6ème République passe donc d'un coup d'un seul aux archives politiques pour un bon
moment.
La rupture qui débute le discours est maintenant bien loin, puisqu'il s'est transformé en garant de la France du Général De gaulle.
Ensuite l'argumentation porte sur le monde qui a évolué, etc.. avec le XXIème siècle comme poids suffisant pour appuyer l'idée d'un toilettage nécessaire.
Il introduit donc une comité (de plus ?) de 12 à 15 personnes avec Edouard Balladur comme président (encore ?).Ce comité
sera composé de pierre Mazeaud, à droite de Jean louis Bourlange au centre et de Jack Lang et Olivier Schrameck à gauche. Pour les spécialistes du
secteur viendraient également s'ajouter Dominique Chagnollaud, Didier Mauss et Bertrand Mathieu. Guy Carcassonne, juriste est ainsi également de la partie.
Un commentaire d'importante : " Je suis réservé quant à la suppression de l'article 49-3"
Le principal atout maitre d'un gouvernement et du président est donc conservé, cela coupe dès le départ l'herbe sous les pieds pour les futures prétentions de ce comité en ce qui concerne
l'importance du parlement.
Pour finir une citation du Général de Gaulle vient ponctuer l'allocution.
Que dire de cette commission de plus ? c'est une bonne idée à priori pour le renouvellement de nos institutions, qui sont de l'aveux de beaucoup à bout de souffle. Je doute cependant de la réelle
volonté de N Sarkozy d'affaiblir le rôle du président, le poste de premier Mnistre étant désormais un rôle de "manager", nous restons donc, et nous resterons donc dans un régime présidentiel
fort.
Il est dommage qu'un volet concernant l'indépendance de la Presse pourtant importante à mes yeux, après les polémiques de ces derniers mois, n'ai pas été ajouté. Ce volet correspondait pourtant aux
voeux de S.Royal et F.Bayrou voilà deux mois.
Le contrat CNE qui a tant défrayé la chronique voilà un an et demi revient en haut de l'affiche aujourd'hui. En effet la cour d'appel de Paris à jugé, vendredi 6
juillet, que le contrat nouvelle embauche est contraire à l'article 158 de l'organisation
internationale du travail (OIT) de 1982.
D'après les juges le CNE «prive le salarié de l’essentiel de ses droits en matière de licenciement», ce qui représente une «régression qui va à l’encontre des
principes fondamentaux du droit du travail» La cour d’appel estime par ailleurs dans son arrêté que «dans la lutte contre le chômage, la protection des
salariés dans leur emploi semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux employeurs pour les licencier et qu’il est pour le moins paradoxal d’encourager les embauches
en facilitant les licenciements »
l’employeur condamné (danc ce cas particulier, l’Association de garantie des salaires, l’entreprise étant en liquidation), vient de se pourvoir en
cassation.
Le sort du CNE n'est donc pas encore réglé à ce jour puisqu'un recours en cassation est en cours.
Revenons sur les faits, D.de Villepin avait poussé ce nouveau contrat de travail présenté comme la mesure phare de son gouvernement pour faire baisser le chômage. Cela a été longtemps son atout
Maitre en Politique intérieure. Ce contrat a été en fait une mesure d'aubaine pour les entreprises éventuellement en difficulté ou les employeurs pas très réglos avec leurs employés pour embaucher
à moindre frais.
Ce contrat a donc généré en plus des CDI,CDD, et contrats intérimaires, une quatrième catégorie de population encore moins assurée de son lendemain que les autres.
Le contrat de corvée journalier (CNE) c'est davantage une épée de Damoclès au quotidien sur la tête du salarié qu'autre chose.
Néron comme l'apelait Mme Chirac est donc allé trop loin dans ses assertions, les étudiants s'en sont d'ailleurs rendu compte à l'époque. En effet les lois inégalitaires mobilisent les jeunes
davantage que leurs ainés aujourd'hui.
C'est donc une bonne nouvelle qui doit être confirmée en appel, mais qui entrainera soit la suppression de ce contrat ou plus vraisemblablement une modification profonde de celui-ci qui annihilera
ses effets anti-sociaux pour les personnels de 4ème catégorie qu'il a engendré.