Mercredi 28 novembre 2007
Pour une fois que le Parti socialiste arrive avant le Président Sarkozy, réjouissons-nous de cela. C'est arrivé aujourd'hui, et au sujet du pouvoir d'achat.
Les propositions du PS sont classiques, le mot est faible, mais elle ne seront pas appliquées car le
gouvernement n'a plus les marges de manoeuvre nécessaires puisque nous savons désormais que le paquet Fiscal a fait pschit
en 2007.
L'état en est donc réduit à demander une avance sur dividende à EDF de un milliard ce mois-ci pour boucler sa fin
d'année. Nous pouvons donc nous demander à juste titre de quoi François Fillon se plaignait-il lors son coming-out
sarkozien de septembre en qualifiant la France de pays en situation de Faillite permanente ?
Bref, le paquet fiscal a été un fiasco au point de vue des rentrées fiscales, par contre les moins values coté recettes sont réellement là. L'idéologie de droite vaut son pesant d'or parfois.
Coté Chiraquien, il ne reste plus grand monde.... Le canard enchainé nous révèle aujourd'hui que quatre anciens directeurs de cabinet de l'ex-maire de Paris le menacent de dévoiler de nouvelles affaires dans lesquelles il serait impliqué, s'il ne coopère pas avec la
juge chargée d'instruire le cas des chargés de mission. à suivre.
Deux ex-amis de l'UDF et du modem se déchirent par médias interposés au sujet de la soupe, du couvert, du
gîte, du poivre et du sel. (à lire impérativement).
Vous connaissez la loi de Pareto ( loi des 80/20 valable pour toute distribution aléatoire ). En gros 20 % des ménages
gagnent 80 % du revenu disponible etc..Je crois que le gouvernement actuel est en train de l'invalider, dans 5 ans il faudra l'intituler la Loi de Sarkozy des 95/ 5.
Les Français ont votés pour cela, et ils ont choisi de donner beaucoup dès cette année à ces 5% de ménages trés aisés. Pendant ce temps les inégalités augmentent beaucoup.
Tiens, un miro cela faisait longtemps, je trouve que ce personnage ressemble à la caricature de Chirac dessinée par Plantu ?

ns ces mesures de plus prsi_bug_fck
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Sujet : France
Mercredi 21 novembre 2007
Les déboires judicaires et financiers du MEDEF et de ses affiliés ont fait long Feu. Laurence Parisot nous a laissé entrevoir une posture de naïve éffarouchée lors de
l'affaire du fond EPIM à 600 M€. Je passe sur les emprunts de trésorerie que les MEDEF locaux tapaient dans la caisse de la medecine du travail. Au diable les intérêts.
Laurence Parisot revient donc sur le Front idéologique du MEDEF, utilisant la tactique Sarkozyste, du tout feu tout flemme, en soufflant le chaud et le froid très habilement :
"C'est vrai qu'il y a un problème de pouvoir d'achat (...), c'est un ressenti totalement objectif", a-t-elle jugé, devant l'Association des
journalistes économiques et financiers (Ajef)."
Je caresse le "salarié" dans le sens du poil donnant un peu plus de crédibilité à une "vraie" hausse des salaires lors de la négociation annuelle obligatoire à venir (peut-être un maximum de +2.6 %
voire 3 %, comme l'inflation constatée dans la CEE, voyez-vous l'aubaine ?). Cela irait bien dans le sens du gouvernement peu avant les échéances Municipales de 2008.
Mais je demande, par contre, une contrepartie sans commune mesure avec la "largesse"
accordée: Le Medef suggère de supprimer la durée légale du travail.
Chapeau bas l'artiste...
Bref, une journée normale de la lutte idéologique que mène le patronat et le gouvernement. La caution du sondage Opinion WAY qui va bien, sera sans doute citée par le Figaro et les Echos et la vie continuera. Bref la manipulation de masse ordinaire comme le Figaro sait faire.
La bonne nouvelle de la journée s'appelle Emmanuelle Béart. J'avais en tête son lifting et ses lèvres devenues subitement charnues de chez charnues, un peu comme les seins de Pamela Anderson. Je découvre aujourd'hui grâce à ce texte qui la dévoile réellement un personnage beaucoup plus complexe que ce que j'avais pu penser. c'est une heureuse découverte
qu'une comédienne ayant sa carrière encore devant elle défende ses opinions dans la rue.
Emmanuelle Béart, l'artiste la vraie

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Sujet : France
Dimanche 18 novembre 2007
Suite à mon billet du mercredi 14 novembre faisant état de 4 personnes en grève de la
faim, Sarkofrance annonce aujourd'hui que Michel Moine Maire d'Aubusson a
entamé une grève de la faim Jeudi dernier.
L'émotion autour de la réforme de la carte judiciaire est donc vivace à la fois sur les professionnels du secteurs ainsi que sur les élus de villes de province.
Ci joint son courrier :
"La décision de Rachida Dati de fermer le tribunal d’instance d’Aubusson a été prise sans la
moindre concertation avec les élus et au mépris des intérêts légitimes des creusois dépendant du ressort de cette juridiction.
Un par un, poste par poste, nous assistons dans les territoires ruraux au désengagement de l’Etat et à la rupture de l’égalité entre les citoyens, au fur et à mesure de la destruction des services
publics.
Le mouvement s’amplifie, et la réforme de la carte judiciaire telle qu’elle nous est annoncée procède d’une centralisation à son paroxysme, de la justice républicaine. L’échelon de proximité que
représente les tribunaux d’instance disparaît, et avec lui un accès simple à la justice pour les personnes les plus vulnérables et les plus modestes de notre société.
Désormais, les justiciables du sud-est creusois n’auront d’autre solution que de parcourir les 45 à 80 kms qui les séparent de Guéret, la ville préfecture.
D’autres choix de réorganisation sont pourtant possibles : pourquoi ne pas envisager de fusionner Aubusson et Bourganeuf, autre juridiction supprimée, en conservant des audiences foraines à
Bourganeuf ? L’activité cumulée de ces deux tribunaux d’instance est largement supérieure à celle d’un tribunal de Commerce dont la Garde des Sceaux nous annonce l’ouverture à Guéret, ce qui
n’apporte aucun progrès puisque le TGI statuait déjà en matière commerciale.
J’ai, pour me faire entendre, pris une décision en mon âme et conscience, dont j’ai mesuré les risques et les conséquences. J’ai entamé jeudi matin une grève de la faim, dont la presse régionale et
nationale s’est largement fait l’écho. Le soir même, j’étais contacté par le cabinet de Rachida Dati. J’ai reçu l’engagement, confirmé par écrit, que la situation d’Aubusson serait réexaminée par
les services de la Chancellerie, au regard de ma proposition. Rendez-vous a été fixé lundi à 15 heures place Vendôme à Paris pour en discuter. Dans ces conditions, j’ai décidé de suspendre mon
initiative, en signe de bonne volonté réciproque.
Je déplore que la grève de la faim soit l’ultime moyen de se faire entendre d’un pouvoir qui choisit délibérément d’ignorer le point de vue des représentants élus du monde rural. Je rappelle que
l’assemblée générale de l’association des maires et adjoints de la Creuse a adopté samedi une motion demandant que les tribunaux d’Aubusson et Bourganeuf ne soient pas fermés, comme l’avait fait
également l’assemblée plénière départementale.
Il va de soi que ce premier pas de madame la ministre doit en appeler d’autres pour que les creusois et leurs élus puissent accepter les conséquences locales de la réforme de la carte
judiciaire.
Michel Moine, maire d'Aubusson"
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Sujet : France