Samedi 20 octobre 2007
Suite à mon précédent article concernant le fond Epim (fond patronal destiné à la corruption de syndicalistes et au financement de la casse de mouvements de grève selon l'aveu même d'un ancien patron de l'UIMM). Son montant selon le Figaro d'hier avoisinerait désormais les 5 à 600 Millions d'euros contre 160 Millions lors de mon précédent billet.

Avec ce montant là, il y'a de quoi à financer non seulement des gros bras mais également une guérilla, mais il y'a aussi de quoi à boucher une bonne part du déficit de la sécurité sociale au titre de l'exercice 2007.

Le Medef qui a pris comme slogan "Jouer le Jeu" lors de son université d'été 2007 est-il taillé pour réallouer ce montant exorbitant dans une action plus utile voire publique ?
Je pense que non.

Mais si sa présidente décidait d'allouer l'intégralité de ce montant à la sécurité sociale, le MEDEF jouerait enfin le jeu, avec en plus un supplément d'âme en plus, ce serait très très fair-play, n'est ce pas?
 
Comme il est bon de réver non ? Nous ésperons donc une surprise de la part de Laurence Parisot au sujet de cette cagnotte pour recrédibiliser son organisation.
La balle est dans son camps actuellement pour redonner un peu de crédit à son organisation Anti-Marxistes.
Elle se serait sans doute bien passée de cette affaire qui n'a sans doute pas finie de nous étonner mais si elle sait rebondir sur ce MEDEFgate nous avons tous à y gagner.


tug_fck
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Jeudi 18 octobre 2007
Quel titre provocateur me direz-vous ? 
hé bien oui, Comme on dit chez moi, on n'est pas là pour peler des figues.

Je suis allé voir sur le site du Medef si le nouveau négociateur de la
"modernisation du marché du travail " (sic) était nommé.
Au passage pourquoi une modernisation du marché du travail ? a t'il mal vieilli ou est-il plus cher que le marché chinois ou indien ? bref on est bien là, pour casser du modèle alors allons-y gaiement avec des valises de billets à l'appui.

Tiens, cela fait beaucoup de bien d'être populiste, je ressens en ce moment la joie que notre Président Nicolas Sarkozy a dû ressentir avec son ex-épouse durant sa campagne et lors de son éléction.

Cathy Kopp a été nommée hier par Laurence Parisot
comme chef de file de la délégation patronale de la négociation sur la modernisation du marché du travail.

Bref passage sur son CV, Elle est
Directeur général en charge des ressources humaines et du développement durable chez Accor.

Laurence Parisot s'est indignée sur BFM ce matin et
s'est dite dans "une colère indicible". "Ce que je suis en train de découvrir nous indigne au-delà de ce que je peux vous dire", a-t-elle déclaré. "Ce que nous comprenons chaque jour un peu plus relève de comportements irresponsables, irrespectueux".

Les 160 millions d'euros évoqués par la presse sont 'ils dépassés ?

Bref la relève du capitalisme nouveau est là et elle veut bouffer les anciens par des moyens nouveaux (bien sur), plus sur et plus efficace. Mais le fond reste le même : vous faire travailler jusqu'à 65 ans et plus avec des contrats de plus en plus précaire.


notre nouveau toréador de la négociation pour le Medef

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Mardi 16 octobre 2007
Cette affaire a le mérite d'avancer très vite,  la semaine dernière, la somme détournée par le président de l'UIMM à sa propre organisation est passé de trois millions, à 5 puis à 15 Milllions d'euros sur 5 ans.  Denis Gautier-Sauvagnac a donc été démissionné de son poste de négociateur sur la modernisation du marché du travail (sic).

Les Echos nous révèlent aujourd'hui que plusieurs "fonds de reserves" existent au sein de l'UIMM.
Le plus important d'entre eux, baptisé « Epim », est une caisse de solidarité « antigrève » constituée après les événements de mai 1968 pour inciter financièrement les chefs d'entreprise à résister aux syndicats, en cas de conflit social. « Il s'agissait d'éviter la mollesse de certains patrons dans les négociations, de les encourager à la fermeté moyennant rétribution », raconte un ancien président du CNPF.

Les échos nous indiquent que cette cagnotte s'élève aujourd'hui à 160 Millions d'euros, l'organisme patronal convient que son montant dépasse les 100 Millions d'euros.

Donc "casser" ou acheter du syndicaliste est non seulement financé, mais également rétribué lorsque le négociateur se montre pugnace. Les orgnisations patronales n'étant pas encore cotées en bourse, les stocks-options n'existent pas pour ce type d'action coup-de-poing, il faut donc motiver son négociateur comme on le peut.

A mesure que cette affaire avance, nous découvrons un peu plus le double-language du MEDEF, qui veut jouer le jeu selon son expression de son université d'été, mais qui part en négociation avec des moyens d'un autre age.

Comment ne pas prendre sa présidente pour une douce réveuse, dans le meilleur des cas, qui ne maitrise absolument pas son organisation, et dans le pire des cas quelqu'un d'instrumentalisé par des barons de son organisation.
Lorsque les méthodes auront changées, le MEDEF retrouvera un semblant de crédibilité, pour l'instant, ils peuvent causer....ça ne mange pas de pain de les écouter.


La hantise du Medef :la-greve-en-france.gif

'i_bug_fck
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Lundi 15 octobre 2007

Le MEDEF annonce aujourd'hui que Denis Gautier-Sauvagnac se met en retrait des négociations sur la Modernisation du marché du travail. Il se retire suite au scandale de ses supposés retraits en liquide pour 15 Millions d'euros réalisé au sein de son Organisation patronale l'UIMM.

Il se murmure sous le manteau ques ces montants ont servis et servent à "Fluidifier le dialogue social". Traduisez "acheter" des syndicalistes ou toute personne susceptible d'entraver le processus souhaité.

Ceci n'est qu'une hypothèse, mais pour arriver à ses fins sur les débat en cours, sur la "modernisation du marché du travail", rien ne vaut quelques millions en liquide pour "faciliter" la compréhension de tout-un-chacun.

Bref, pour paraphraser le slogan du MEDEF ( jouer le jeu), en voilà un qui a joué le jeu du MEDEF mais qui vient de se faire prendre la main dans le pot de confiture.

L'ex facilitateur en attendant son remplaçant
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nti_bug_fck
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Samedi 13 octobre 2007

Suite à mon précédent billet concernant un détournement de fond de l'ordre de 15 M€ (source l'express) au sein de l'organisme patronal UIMM. Le Monde a indiqué hier que deux millions ont été saisis au siège de L'UIMM. 
Son Patron ,
Denis Gautier-Sauvagnac garde toujours le silence au sujet de  ces détournements de fond qui ont été réalisés entre 2000 et 2007 à l'insu de son Organisation.

Nous pourrions le suspecter d'enrichissement personnel, c'est possible, mais je n'y crois pas, quand on est Patron au Medef... on peut facilement supposer que l'on est largement à l'abri du besoin. Il ne serait sans doute pas allé si loin au vu de ces montants pharaoniques dont on parle si la piste de l'enrichissement personnel était la bonne. Ou alors nous pourrions parler de folie pour réaliser des malversations de cette ampleur en toute impunité.
Nous pouvons donc envisager toutes les autres pistes, financement d'autres syndicats, financements du Medef, financement de partis politiques...la liste potentielle des destinaires est bien longue.

La Négociation annoncée le 19 juin, au sujet de la négociation du marché du travail entre les oganisations patronales et syndicale, bat son plein.
M. Gautier-Sauvagnac, qui conduit au nom du Medef les négociations sur la modernisation du marché du travail.

Nous avons donc une affaire aujourd'hui, aux conséquences sans doute encore inconnues, tellement un détournement de fond par le patron de son organisation est si invraisemblable.

Comment un Patron suspécté de charges si lourdes peut-il avoir encore la moindre crédibilité pour négocier sur un sujet si important telle que la modernisation du Marché du Travail ?

Que l'on ne se trompe pas de cible, le but du Jeu du Patronat, actuellement,  est évidemment de gagner du terrain sur tout les fronts et en particulier sur le front des cotisations aux differentes caisses existantes.
Et il a la main, grâce au soutien inconditionnel du président Nicolas Sarkozy. Mais il sait aussi que la fenêtre de tir est étroite et que l'opinion peut se recroquiviller et enfin voir la réalité de la manipulation qu'elle est en train de subir.

C'est bien un combat d'un autre age auxquel nous assistons actuellement, d'un coté les Patrons qui ont une marge de profit considérable à réaliser "facilement" en ne payant plus pour la santé, la retraite, bref tous ce qui est collectif et garant de notre mode de vie.
La cible de cette négociation est évidemment un rabaissement de la couverture des Français à un niveau inférieur de celui d'aujourd'hui.

C'est le même combat intact depuis plus d'un siècle drappé des oripeaux du moments, entre le capital, l'interêt particulier et l'interêt du plus grand nombre forcément collectif.

De quoi le MEDEF peut-il bien se servir pour mener à bien ces réformes destinées à léser le plus grand nombre...nous pensons immédiatement aux attermoiements sur la Sécurité sociale, sur le budget de l'état qui ont été largement relayés par tout les médias, ces derniers mois. C'est bien de manipulations dont il s'agit.

Et c'est fort dommage que le patronat envoie un "présumé voleur" négocier des positions aussi extrèmes que le transfert des cotisations patronales vers l'état.

Il y'a réellement des ajustements à  réaliser tant sur le contrat de travail que sur la sécurité sociale, il est dommage cependant que le Medef face preuve de tant de légéreté sur des sujets aussi importants.

Nous avons bien affaire à des patrons pressés, et sans scrupules qui ne prennent visiblement pas leur tâche à la hauteur de laquelle il devraient la placer. Il  faudrait peut être penser à terminer leurs contrats rapidement car toute société à son rythme, et c'est le rythme de l'Homme, et ce n'est pas celui des comptes de résultats et dividendes annuels des porteurs d'actions.

Cette logique financière est évidemment nécessaire, mais ne doit pas influer de la façon dont elle le fait aujourd'hui sur nos modes de vies Humains, en France ou ailleurs dans le monde.

Que nous le voulions ou non, nous sommes d'abord des animaux sociaux qui ont réussi à survivre grâce au travail collectif de chacuns d'entres-nous.

Le slogan publicitaire du Medef de son université d'été, début septembre, sonne Faux désormais comme le mariage de bonheur du couple Sarkozy qui s'affichait sur le pelouse de l'Elysée, voilà quelques mois.

personnellement , je ne joue pas leur jeu, cela va de soi.

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k
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Lundi 8 octobre 2007

Ce n'est pas 5 mais près de 15 millions d'euros que Denis Gauthier-Sauvagnac aurait finalement tiré en liquide sur le compte en banque de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie, entre 2000 et 2007. Dans quel but? Piste privilégiée: le financement occulte des syndicats.

L'express nous révèle ce soir cette info fracassante, c'est une bombe politico-sociale que Laurence Parisot tente de déminer fort
maladroitement ici .

Argent,
Président, patron, manipulation, les mots qui décidément vont bien ensemble ces temps-ci en France comme en Allemagne avec le conglomérat Siemens qui vient de recevoir 209 M€ d'ammende au sujet de manipulations diverses et variées. Bref partout ou l'argent circule, les timoniers de ce flux s'occupent de notre sort via des politiques adaptées à cette libre-circulation sans entrave.

L'Homme reste la variable d'ajustement de ces politiques, en Chine, au Japon, en France et n'importe où ou il y'a quelque chose à gratter.

Construction du Rockfeller center à New-York

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